Dans les ligues majeures

Il y a longtemps qu'on sait que la...

Agrandir

Il y a longtemps qu'on sait que la ville avait tous les atouts - une position géographique avantageuse, des axes autoroutiers importants, la proximité du fleuve, un centre-ville animé et une offre de divertissement et de restauration intéressante - pour devenir une destination majeure en matière de congrès, de foires et d'expositions.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, n'aura jamais si bien dit en mentionnant qu'il n'était pas normal que la ville se retrouve au neuvième rang pour ce qui est du tourisme d'affaires au Québec, derrière Drummondville et Victoriaville.

Et avec l'annonce de mardi concernant la construction d'un centre d'expositions et de congrès en plein centre-ville, avec un deuxième hôtel de 80 chambres, on peut dire que la Ville et les promoteurs mettent tout en oeuvre pour attirer un plus grand nombre de congrès et d'expositions.

Il était grand temps que Trois-Rivières puisse se positionner adéquatement dans le secteur du tourisme d'affaires. Il y a longtemps qu'on sait que la ville avait tous les atouts - une position géographique avantageuse, des axes autoroutiers importants, la proximité du fleuve, un centre-ville animé et une offre de divertissement et de restauration intéressante - pour devenir une destination majeure en matière de congrès, de foires et d'expositions.

Trois-Rivières a réalisé de bons coups en matière de tourisme d'agrément, avec le développement de la ville comme port d'escale pour des croisières internationales, ou encore en matière de tourisme sportif, avec l'aménagement d'infrastructures de qualité. Mais depuis l'ouverture de l'hôtel Delta et de son centre de congrès, on avait un peu négligé le tourisme d'affaires.

La Société immobilière G3R, propriétaire du Delta, a annoncé un investissement de 48 millions $ pour la construction du CECI - joli acronyme pour Centre d'événements et de congrès interactifs -, ce qui devrait permettre à Trois-Rivières, selon le maire, de se hisser dans le «top 5» des destinations d'affaires.

En échange, la Ville s'engage à verser une aide financière à l'exploitation de 148 500 $ par mois, sur une période de vingt ans. Ça représente 1,78 million $ par année, donc un total de 35,6 millions $.

En revanche, la Ville s'évite de payer pour la construction, l'exploitation et l'entretien d'un centre de foires et de congrès majeur, ce qui est, au final, une bonne affaire.

En fait, la bonne affaire viendra aussi de l'impact que risque d'avoir le CECI pour le centre-ville. Il y a 25 ans, quand le Delta s'est installé, cela avait eu pour effet de dynamiser le centre-ville et de l'embellir.

Souhaitons que la Ville et les commerçants saisiront cette occasion pour encore redonner du lustre au coeur commercial et au principal pôle de divertissement trifluvien. La rue Notre-Dame Centre a depuis longtemps besoin d'une opération cosmétique et ce serait assurément l'occasion d'enfin la réaliser.

Si les gens de la Société immobilière G3R et la Ville réalisent leur pari d'attirer un plus grand nombre de congrès et d'attirer aussi des événements d'affaires de plus grande envergure, cela entraînera nécessairement des retombées importantes pour des hôtels, des commerces et des restaurants du centre-ville.

La compétition demeurera forte. Le centre de foires de Drummondville a une superficie de 136 000 pieds carrés. Celui de Saint-Hyacinthe fera 72 000 pieds carrés, alors que celui de Sherbrooke en a déjà 78 000. Certaines villes et certains offices de tourisme et de congrès sont déjà très agressifs quand vient le temps d'attirer chez eux des événements.

Trois-Rivières a toutefois un avantage majeur: son CECI sera construit en plein centre-ville. On observe une tendance qui consiste à jumeler le tourisme d'affaires et le tourisme d'agrément.

Les anglophones parlent déjà du «bleisure», qui est une contraction des mots business (affaires) et leisure (loisirs). En gros, des congressistes prolongent leur séjour pour découvrir la ville où ils doivent se rendre pour le travail. Dans plusieurs cas, le conjoint ou la conjointe vient les rejoindre, parfois avec les enfants.

Si on se donne la peine de développer ça, en plus d'améliorer l'esthétique de certains coins du centre-ville, le retour dans le «top 5» du tourisme d'affaires au Québec est non seulement possible. Il devient probable.

Alors, à quand un congrès de l'UMQ à Trois-Rivières?

Partager

À lire aussi

  • Mégaprojet de 48 M$ à l'hôtel Delta

    Actualités

    Mégaprojet de 48 M$ à l'hôtel Delta

    À l'automne 2018, Trois-Rivières pourra compter sur un centre des congrès qui fera partie des quatre grands dans la province, avec Montréal, Québec... »

  • <em>Dans les ligues majeures</em>

    Éditorial

    Dans les ligues majeures

    Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, n'aura jamais si bien dit en mentionnant qu'il n'était pas normal que la ville se retrouve au neuvième... »

  • Investissement de 48 M$: le milieu des affaires jubile

    Affaires

    Investissement de 48 M$: le milieu des affaires jubile

    «On croit beaucoup au tourisme d'affaires. Voilà un centre des congrès à la hauteur des grandes villes. On est vraiment très fier.» »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer