C'est juste un terrain de balle

Voici une maquette du projet Le Béli présentée...

Agrandir

Voici une maquette du projet Le Béli présentée par le Groupe Beaumier.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Combien de fois, disons au cours des dix dernières années, a-t-on entendu parler d'un projet de construction d'un complexe immobilier de 12,7 millions $ dans Mékinac? Pas très souvent, avouons-le. Et quand il y en a un, il se trouve des personnes qui s'y opposent parce qu'elles veulent sauver le terrain de balle.

Alors que normalement on devrait entendre parler de ce projet du Groupe Beaumier à Saint-Tite simplement parce qu'il générera des retombées importantes et parce qu'il répond à un besoin évident dans le milieu, voilà qu'il défraie la manchette parce qu'il entraînera un déplacement du terrain de balle et qu'il bousculera les habitudes de circulation au coeur du village.

On parle ici d'un complexe de 86 logements pour personnes retraitées et 18 unités pour personnes semi-autonomes. Ça ferait travailler une quarantaine de personnes. Et la construction elle-même aurait sans doute des conséquences directes sur les affaires des entrepreneurs et des commerces locaux.

En tout cas, c'est ce que souhaitait mardi la Chambre de commerce de Mékinac, qui s'est assurée, dans ses pourparlers avec le promoteur, de mettre l'accent sur la sous-traitance locale.

Le Groupe Beaumier a clairement laissé entendre que le projet allait se faire sur le terrain de la rue Adrien-Bélisle ou alors il ne se ferait pas du tout.

On cherchait évidemment un endroit situé au coeur du village, qui permettrait aux futurs occupants d'aller à pied à l'église, à la poste, au club des Aînés ou dans quelques commerces de proximité.

Le terrain de balle correspond aux critères recherchés par le promoteur. On peut le déplorer, mais c'est le terrain sur lequel il veut asseoir son projet. Et les autorités municipales croient aussi que c'est le meilleur endroit.

À partir de là - et ce n'était peut-être pas nécessaire de brandir haut et fort la menace de renoncer au projet - il vaut peut-être mieux se retrousser les manches et trouver les meilleures solutions pour la relocalisation du terrain de balle.

On ne parle pas ici de démolir l'église, la caisse populaire ou les grandes estrades. On parle de déplacer un terrain sportif qui commençait d'ailleurs à nécessiter des investissements importants.

La Municipalité croit qu'avec le montant que versera le promoteur pour l'acquisition du terrain et les taxes qu'il payera chaque année une fois la résidence construite, cela compenserait largement pour les coûts que nécessiteront entre autres le déménagement du terrain de balle et le réaménagement des voies de circulation.

Le seul dommage collatéral de ce projet, s'il en est un, c'est de devoir sacrifier un des deux terrains de soccer au bout de la rue Saint-Gabriel pour aménager le nouveau terrain de balle.

Quand 350 personnes se déplacent pour entendre parler du projet dans le cadre d'une assemblée d'information, c'est signe qu'il suscite un intérêt.

Des gens s'y sont sûrement déplacés non seulement comme citoyens qui suivent les décisions de leur conseil municipal, mais aussi et surtout comme futurs locataires intéressés.

N'oublions pas que Mékinac se retrouve dans le peloton de tête des MRC ayant la population la plus âgée, le revenu médian et le revenu disponible le plus bas, le taux de faible revenu le plus élevé.

Les perspectives démographiques prévoient une baisse de population de près de 5 % d'ici 2036.

Les chiffres sont rarement réjouissants dans Mékinac, sauf quand il s'agit des assistances au Festival western.

Ou d'un projet de résidence de 12,7 millions $ créant une quarantaine d'emplois.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer