Le vrai «super mardi»

Hillary Clinton et Bernie Sanders ont débattu jeudi... (AP, Seth Wenig)

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Hillary Clinton et Bernie Sanders ont débattu jeudi soir avant l'importante élection primaire à New York.

AP, Seth Wenig

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il a beau n'y avoir que des élections primaires dans un seul État en ce mardi mais il reste que l'on peut tout de même dire sans trop se tromper que c'est aujourd'hui qu'a lieu le véritable «super mardi» chez nos voisins du sud.

En fait, c'est le mardi qui pourrait sceller l'issue des courses à l'investiture, tant du côté démocrate que républicain.

Pourquoi? Parce que c'est l'État de New York, avec ses 291 délégués en jeu chez les démocrates et 95 chez les républicains, qui est à l'honneur en cette soirée de primaires.

Chez les démocrates, les primaires de l'«Empire State» seront peut-être l'occasion pour la favorite Hillary Clinton de freiner l'élan de son adversaire Bernie Sanders. Le populaire sénateur du Vermont a remporté sept des huit dernières primaires démocrates.

Dans des États moins généreux en délégués parce que moins peuplés, mais tout de même. Sanders est allé chercher 237 délégués depuis le 22 mars, contre 136 pour Clinton.

Mais avec l'État de New York, le vent peut tourner et revenir souffler dans les voiles de Mme Clinton. Les sondages donnent entre 10 et 15 points d'écart entre les deux candidats, à l'avantage de l'ex-première dame.

Si elle récolte un peu plus de la moitié des 291 délégués en jeu, le total de délégués en faveur de Mme Clinton frôlera les 2000 alors qu'il lui en faut 2383 pour gagner l'investiture. Il suffirait alors de bien faire dans les gros États restants, comme la Pennsylvanie, le New Jersey et la Californie, et le tour serait joué.

Le vote des démocrates dans l'État de New York risque bien d'être polarisé.

Le nord, plus sensible aux contrecoups du libre-échange et plus proche géographiquement du Vermont - le fief de Sanders -, pourrait voter massivement pour le septuagénaire.

En revanche, la secrétaire d'État a de solides assises dans la métropole américaine. Et le fait d'avoir été pendant huit ans sénatrice de cet État constitue un avantage indéniable, même si New York est aussi, il ne faut pas l'oublier, l'État qui a vu naître Bernie Sanders.

Les deux candidats ont rapidement compris l'importance de New York pour la suite des choses dans la course démocrate. Le débat de la semaine dernière a été houleux et les deux protagonistes se sont montrés plus pugnaces que jamais auparavant.

Peu importe l'issue du vote démocrate dans l'État de New York - qui pourrait bien sceller l'issue de la course -, il reste que Bernie Sanders aura accompli ce qu'à peu près personne ne croyait possible quand il s'est lancé dans la course: tenir tête à Hillary Clinton. Non seulement aura-t-il été un adversaire sérieux, mais il aura forcé la favorite à adopter un discours plus progressiste, puisque visiblement les idées de gauche de Sanders séduisent un bon nombre d'électeurs.

Chez les républicains, où 95 délégués sont en jeu dans l'État de New York, Donald Trump semble se diriger vers une victoire facile dans son État natal et où il a essentiellement fait carrière. Les sondages lui donnent entre 20 et 35 points d'avance sur ses adversaires John Kasich et Ted Cruz.

Dans le cas des républicains, la suite des choses est moins évidente puisque plusieurs des États restants ont une formule où le gagnant remporte la totalité ou la grande majorité des députés, plutôt que d'être répartis au prorata des suffrages exprimés.

Mais disons que les gagnants des primaires de mardi pourraient bien être ceux dont le nom va se retrouver sur le bulletin de vote des Américains, en novembre prochain.

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