Le hangar ouvre ses portes

Le hangar numéro un... (Archives Le Nouvelliste)

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Le hangar numéro un

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Stéphan Frappier
Stéphan Frappier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quel bon coup que celui du FestiVoix qui prévoit dans sa prochaine programmation des événements musicaux gratuits à l'intérieur du hangar numéro 1 du Port de Trois-Rivières. Cette initiative représente un banc d'essai inespéré pour découvrir l'immense potentiel de cet endroit qui pourrait rapidement devenir un carrefour communautaire incontournable pour les touristes et, surtout, un trait d'union naturel entre le centre-ville trifluvien et l'Amphithéâtre Cogeco.

On le sait, le maire de Trois-Rivières rêve de mettre la main sur ce hangar pour, justement, y aménager un lieu de rassemblements culturels et communautaires. Du même coup, il aimerait que les visiteurs qui partent du centre-ville puissent accéder à l'Amphithéâtre Cogeco plus facilement, en longeant le bucolique fleuve Saint-Laurent. Bref, dans la tête d'Yves Lévesque, le hangar numéro 1 fait partie des plans de développement à court terme du site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Or, jusqu'à présent, les négociations entre le maire de Trois-Rivières et le directeur général du Port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, ne sont vraiment pas faciles. D'un côté, Yves Lévesque aimerait que les autorités portuaires lui cèdent ces installations à un prix symbolique. De l'autre, M. Boivin assure que ce hangar fait encore partie des plans d'affaires du Port de Trois-Rivières et qu'il ne se départira pas cette partie du parc portuaire sans avoir sur la table un projet sérieux et viable.

Il y a donc une ouverture du côté du Port de Trois-Rivières et cette entente ponctuelle avec le FestiVoix de Trois-Rivières en est la preuve. Là-dessus, il faut féliciter la direction du festival trifluvien qui a visiblement su faire preuve d'un peu plus de doigté que le maire Lévesque dans son approche pour convaincre la direction portuaire d'ouvrir les portes du hangar numéro 1 au public. Il faut maintenant profiter de cette fenêtre pour aller plus loin dans le dossier.

Gaétan Boivin reste quand même prudent: il prévient que cette entente avec le FestiVoix n'ouvre pas la porte à un projet de transformation de ce site de 70 000 pieds carrés. En même temps, il n'aurait sûrement pas accepté d'y présenter des concerts de chorales s'il était complètement fermé à cette éventualité. En plus, quand on sait que le développement du port trifluvien est davantage prévu à l'ouest du parc portuaire, on peut aisément espérer qu'un jour le hangar numéro 1 devienne un site touristique impressionnant à Trois-Rivières.

Les promoteurs qui ont des projets doivent profiter de ce contexte favorable pour les présenter aux autorités du Port de Trois-Rivières. On parle d'un marché public, d'un centre de foires, d'un incubateur artistique. Avis important: Gaétan Boivin en veut des projets, mais il semble tenir à ce que la valeur patrimoniale des lieux soit préservée. Qu'on en prenne bonne note. Une fois les projets déposés, le Port de Trois-Rivières et la Ville de Trois-Rivières devront trouver une façon de s'asseoir ensemble pour choisir lequel est le plus porteur d'avenir pour la région. Sûrement que les concerts prévus cet été pendant le FestiVoix donneront une bonne idée de la suite des choses. Ce sont peut-être même les citoyens, charmés par l'expérience qu'ils y auront vécue, qui demanderont aux parties impliquées de s'entendre pour que le hangar numéro 1 devienne un lieu de rassemblements permanent à Trois-Rivières.

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