Le coup de pouce tant attendu

François-Philippe Champagne a apporté des précisions sur l'aide... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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François-Philippe Champagne a apporté des précisions sur l'aide qu'Ottawa apportera aux victimes de la pyrrhotite en mentionnant, notamment, que la somme de 30 millions $ en est une définitive.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a tenu parole et c'est tout à son honneur. Bon, il n'a peut-être pas tenu parole sur absolument tout, mais il l'a fait sur l'aspect qui, localement, avait généré les plus vives attentes.

En scellant dans un plan budgétaire le versement d'une aide financière totalisant 30 millions $ sur trois ans pour les victimes de la pyrrhotite, le gouvernement Trudeau est venu confirmer les intentions que ses représentants avaient maintes fois manifestées depuis la campagne électorale.

Ne pas donner suite concrètement aux engagements aurait été perçu comme un trahison tellement les libéraux avaient créé de l'espoir chez les propriétaires touchés. En cela, l'aide de 30 millions $ amène un grand soupir de soulagement.

Il se trouve toutefois des propriétaires qui jugent que c'est peu. Ils n'ont pas complètement tort. Mais doit-on leur rappeler que sous les conservateurs, c'était zéro pis une barre? Doit-on leur rappeler que le fédéral renvoyait simplement la balle au provincial, se lavant les mains du drame que peuvent vivre les propriétaires touchés?

Le gouvernement de Justin Trudeau intervient modestement mais il intervient. Et dans une volonté de simplifier son aide, il versera tout simplement au fonds d'aide créé par Québec les sommes promises sur trois ans.

Doit-on déplorer le fait que François-Philippe Champagne a laissé entendre que les 30 millions $ du fédéral constituaient une aide finale et définitive? Oui, sans l'ombre d'un doute. Parce que lorsqu'une tragédie - par exemple naturelle - survient, on n'a pas d'idée précise de ce qu'il en coûtera pour tout réparer.

Et vraisemblablement, les 30 millions $ consentis jusqu'à maintenant par Québec, plus les 30 millions $ annoncés par le ministre Bill Morneau dans son budget fédéral, constituent un bon début.

L'aide maximale sera de 75 000 $ par propriété, à raison de 134 maisons par année. Ça reste modeste, mais c'est déjà ça et c'est mieux que rien.

En tout cas, ça donne une sacrée bonne raison aux représentants du Comité d'aide aux victimes de poursuivre leurs revendications. Plus que jamais, on voit que ses efforts portent fruit. Et la table interministérielle, formée d'élus des différents paliers de gouvernement, doit se réunir assidûment pour que le dossier puisse continuer à cheminer.

Plus globalement, le premier budget du gouvernement Trudeau apparaît comme un bon budget dans le contexte actuel. Bien sûr le déficit projeté atteint les 30 milliards $, mais le gouvernement s'était fait élire sur la promesse de budgets déficitaires, histoire de relancer l'économie.

Et si on se fie aux propos de plusieurs économistes, et même à ceux du FMI, le contexte actuel, avec des taux d'intérêts très bas, est propice aux investissements et aux emprunts visant à relancer l'économie.

Le plan libéral va en ce sens, en réservant des montants impressionnants pour les infrastructures, en partenariat avec les villes et le provincial, qui jubilent avec raison.

Les mesures visant à permettre aux familles, aux aînés et à la classe moyenne de souffler un peu sont intéressantes. Le gouvernement a opté pour la simplification.

L'allocation non imposable pour enfants est une excellente nouvelle pour les jeunes familles et permettra assurément d'atténuer la hausse des frais de garde, pourtant annoncée depuis longtemps du côté de Québec.

La hausse du supplément de revenu garanti pour les aînés vivant seuls est aussi une mesure qui doit être saluée.

La seule chose qu'il serait tentant de reprocher au budget Morneau, mis à part le fait de déboucher sur un déficit trois fois plus élevé que ce à quoi on s'attendait, est de ne contenir aucun plan ou aucune indication quant à un retour à l'équilibre budgétaire dans les années à venir.

On a beau dire que le plan libéral s'échelonne sur plusieurs années, quand on s'envoie en l'air il faut savoir comment on va retomber.

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