Des restrictions nécessaires

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On le sait, ce n'est qu'une question de temps avant de voir naître des usines de production de cannabis.

La Presse

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sage décision que celle de la Ville de Trois-Rivières de modifier, déjà, le cadre normatif applicable en matière d'urbanisme et de zonage, afin de mieux contrôler l'implantation éventuelle d'entreprises souhaitant produire de la marijuana à des fins médicales.

On le sait, ce n'est qu'une question de temps avant de voir naître des usines de production de cannabis.

En 2013, alors que le gouvernement fédéral instaurait une réglementation serrée sur la marijuana à des fins médicales, Santé Canada établissait un cadre pour la production de cannabis à ces fins.

Non seulement l'organisme fédéral n'allait plus assurer la distribution aux usagers, mais il interdisait aussi aux consommateurs autorisés de produire à domicile leur propre marijuana.

Cette situation ouvrait la porte à l'émergence d'une nouvelle industrie privée vouée à la production de cannabis à des fins médicales.

Actuellement, 29 producteurs à travers le pays - mais un seul au Québec - ont des permis de Santé Canada pour produire de la marijuana à des fins thérapeutiques.

La Ville a décidé de modifier son plan d'urbanisme et son règlement de zonage afin de créer un nouvel usage, «production de marijuana à des fins médicales», et de restreindre à sept zones situées dans les parcs industriels les endroits où pourront s'implanter des usines de production.

Si la Ville n'avait pas modifié sa réglementation, il aurait été possible pour de telles entreprises de s'implanter dans une centaine de zones du territoire de la ville.

Du même coup, la Ville s'assure de faire en sorte que les possibles usines à cannabis soient éloignées des zones à forte densité résidentielle et des écoles. Cela rejoint la préoccupation manifestée notamment par la Fédération québécoise des municipalités.

Le cadre que la Ville vient d'instaurer fait en sorte que Trois-Rivières est prête si jamais un promoteur se manifeste et qu'une demande de permis est déposée.

Après tout, puisque la marijuana à des fins médicales est maintenant autorisée, une entreprise de production qui viendrait s'installer doit être considérée comme un nouvel employeur et, ce qui est cher au maire Lévesque, un nouveau facteur de création de richesse.

Et comme ce n'est qu'une question de temps avant que la consommation récréative de la marijuana devienne une réalité, il y a fort à parier que de telles entreprises sont déjà appelées à prendre de l'expansion.

D'ailleurs, Santé Canada, qui a pour mandat d'inspecter les éventuelles usines de production de cannabis utilisé à des fins médicales, pourrait envisager l'élargissement de ce mandat pour engloberaussi l'inspection des lieux de production de marijuana à des fins récréatives.

Chose certaine, on ne pourra pas reprocher à Trois-Rivières d'avoir traîné la patte dans ce dossier.

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