Du sable dans l'engrenage

Jusqu'à maintenant, le développement résidentiel de Trois-Rivières sur... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Jusqu'à maintenant, le développement résidentiel de Trois-Rivières sur Saint-Laurent est encore timide. Le premier immeuble de condos n'est pas encore rempli à pleine capacité.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Décidément, les acheteurs de condos de Trois-Rivières sur Saint-Laurent ne l'ont pas facile. Après plusieurs retards dans la construction d'un deuxième immeuble de condos, voilà qu'un des investisseurs associés au projet de développement résidentiel, Richard Thibault, quitte le navire. Faut-il s'en inquiéter?

Richard Thibault n'est quand même pas n'importe quel investisseur dans le projet L'Adresse sur le fleuve. Il en a toujours été le visage, le porte-parole. C'est lui qui s'était senti traité comme un torchon quand les conseillers du Groupe des sept, à l'époque, avaient refusé de le rencontrer parce qu'il n'était pas enregistré comme lobbyiste.

C'est lui que la Ville était fière de présenter comme étant le promoteur du volet résidentiel de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. C'est lui qui, périodiquement dans les médias, devait justifier les retards dans les travaux.

C'est aussi lui qui s'était fait rabrouer par le Fonds de solidarité de la FTQ après avoir fait des déclarations sur les raisons qui ont fait en sorte que le Fonds immobilier de solidarité se soit retiré du groupe d'investisseurs.

Au cours des derniers mois, cependant, après que de nouveaux partenaires soient arrivés dans le portrait, la situation était devenue tendue au sein de ce groupe de promoteurs. Le maire Yves Lévesque est même allé jusqu'à dire que le projet allait maintenant avancer mieux sans Richard Thibault.

On verra si les prochains mois lui donnent raison.

Parce que jusqu'à maintenant, le développement résidentiel de Trois-Rivières sur Saint-Laurent est encore timide. Le premier immeuble de condos n'est pas encore rempli à pleine capacité.

Et on dit qu'il y a des réservations pour le deuxième immeuble de 40 condos, dont la construction devait débuter à la fin de l'été 2014. Puis en mars 2015, on nous disait que les travaux étaient retardés en raison du froid, mais que si tout rentrait dans l'ordre, ils pourraient être lancés en avril 2015.

Richard Thibault avait aussi indiqué que la construction de la première de trois tours de condos allait être complétée - oui, oui, complétée - à l'automne 2014 ou au début de 2015.

Nous sommes en février 2016 et les occupants du 1100 des Draveurs sont toujours fins seuls à Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

L'ouverture de l'Amphithéâtre Cogeco ne semble pas avoir donné de souffle nouveau aux réservations.

Et la patience de certains acheteurs qui avaient signé ou même donné un dépôt pour une unité de condo a souvent des limites. Pas étonnant qu'il ait pu y avoir des désistements.

Le bureau des ventes de L'Adresse sur le Fleuve, dans le tournant de l'avenue des Draveurs, est loin d'être l'endroit le plus achalandé en ville. Et les agents immobiliers qui ont repris le dossier des ventes ne semblent pas débordés d'appels et de visites.

Ce n'est peut-être pas si étonnant, dans une ville et une région où le revenu disponible par habitant est parmi les plus bas au Québec.

Quoi qu'il en soit, les autorités municipales essaient de demeurer optimistes.

Mais avec les projets qui se multiplient ailleurs en ville, avec des maisons qui se vendent plus bas que l'évaluation, avec des programmes de revitalisation et de congé de taxes qui font pousser des immeubles ou qui génèrent de formidables restaurations dans certains secteurs, notamment celui de la rue Hertel, juste à côté de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, l'optimisme a ses limites.

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