Le défi de la récurrence

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La saison des finales locales de Secondaire en spectacle s'ouvre cette semaine. C'est une belle nouvelle, parce qu'il s'en est fallu de peu pour que l'édition 2016 du programme n'ait jamais lieu.

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La saison des finales locales de Secondaire en spectacle s'ouvre cette semaine. C'est une belle nouvelle, parce qu'il s'en est fallu de peu pour que l'édition 2016 du programme n'ait jamais lieu.

L'an passé, l'organisation avait vu son financement considérablement amputé et pour que les vivres soient maintenus, il aura fallu une importante mobilisation, notamment par des jeunes participants qui ont foulé les planches dans le cadre de Secondaire en spectacle.

L'automne dernier, l'organisme pouvait respirer un peu mieux puisque le ministère de l'Éducation confirmait une enveloppe de 300 000 $ pour que le programme puisse poursuivre ses activités.

Si l'annonce du versement de cette subvention est une bonne nouvelle en soi, elle cache néanmoins une triste réalité. L'organisation de Secondaire en spectacle ne peut toujours pas compter sur une forme d'aide récurrente, quelle qu'elle soit, de la part des instances gouvernementales. C'est un peu comme si l'organisme ne correspondait pas à aucun des programmes ou n'entrait pas dans les cadres définis pour avoir droit à une considération normale.

Secondaire en spectacle doit encore fonctionner avec des ententes annuelles, même si on a demandé aux responsables du programme d'établir une planification stratégique triennale.

La moindre des choses, pour éviter que le programme se retrouve dans une situation précaire à la toute dernière minute, serait justement d'accorder un financement pluriannuel.

C'est tout le contraire qui se passe. On a l'impression que le gouvernement actuel gère à la petite semaine certaines enveloppes destinées au financement d'organismes et il y a fort à parier que Secondaire en spectacle n'est pas le seul programme à se retrouver dans une telle situation.

Il est difficile de croire qu'aucun des organismes gouvernementaux partenaires de Secondaire en spectacle, que ce soit le ministère de la Culture et des Communications, le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur ou le Secrétariat à la jeunesse, ne puisse donner un peu de stabilité à l'organisme et, surtout, au programme qu'il gère de main de maître depuis plusieurs années déjà.

Ce n'est pas normal de devoir en arriver à quêter à genoux et à grands coups de pétitions et de sorties médiatiques pour assurer que le travail amorcé puisse se poursuivre encore une autre année.

Au Québec, il y a des milliers de jeunes pour qui Secondaire en spectacle constitue un premier contact avec les planches. De plus en plus de musiciens, chanteurs, comédiens, humoristes ou artistes de cirque sont déjà passés par un programme semblable, que ce soit au secondaire avec «Secondaire en spectacle» ou au collégial avec «Cégeps en spectacle». Il n'y a pas de doute que le programme, même s'il n'est pas un tremplin comme peuvent l'être des festivals ou des concours de la relève, est une formidable occasion de voir naître des passions.

Pour beaucoup de jeunes, Secondaire en spectacle constitue aussi une formidable occasion de repousser leurs limites, de découvrir leurs talents. Il y a des passions qui se développent. Et qui constituent une formidable motivation pour ces jeunes de rester à l'école et de se dépasser.

À lui seul, cet argument devrait justifier un financement stable et récurrent.

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