Laissez-les jouer!

Espérons que les parties impliquées parviendront à s'entendre... (François Gervais)

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Espérons que les parties impliquées parviendront à s'entendre avant l'événement qui doit avoir lieu du 22 au 31 janvier sur une patinoire spécialement conçue pour l'occasion, sur la rue Réal-Proulx.

François Gervais

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Stéphan Frappier
Stéphan Frappier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Comment expliquer la réaction des dirigeants de Hockey Québec qui refusent bêtement que des jeunes participent à une classique hivernale présentée à Trois-Rivières par Le Prix du Gros?

Comment empêcher des joueurs âgés de 5 à 10 ans d'aller s'amuser sur une patinoire extérieure et de croire le temps de quelques heures qu'ils participent à une vraie classique hivernale comme leurs idoles de la LNH? Comment ces mêmes dirigeants peuvent-ils s'appuyer sur un règlement sans même avoir discuté avec les organisateurs de l'événement? Sans même avoir tenté de trouver un compromis? Comment peuvent-ils laisser miroiter la possibilité d'imposer des sanctions à ceux qui oseront défier leur autorité? Quel manque d'ouverture de la part de ceux qui dirigent notre hockey au Québec.

C'est par lettre que les présidents d'associations régionales ont été avisés, en début de semaine, qu'il était interdit aux jeunes de prendre part à cette classique hivernale. Hockey Québec stipule que le règlement 1,3 indique clairement «qu'aucun membre de Hockey Québec ne peut participer à des activités impliquant des non-membres.» Cause entendue! Un point, c'est tout!

Admettons cependant que c'est mince comme justification pour empêcher des jeunes hockeyeurs d'aller jouer quelques parties de hockey dehors. On a beau se creuser la tête pour trouver une seule raison légitime qui pourrait justifier cet hermétisme de Hockey Québec, on n'y parvient tout simplement pas.

On apprend dans Le Nouvelliste d'hier que Hockey Québec chapeaute déjà un événement en plein air à Laval. À première vue, l'activité présentée à Trois-Rivières ne vient pas du tout court-circuiter celle qui aura lieu en banlieue de Montréal du 30 janvier au 7 février. De un, à part une ou deux journées, les deux événements n'ont pas lieu en même temps et, de deux, les six équipes de la région qui doivent se rendre à Laval pour la Coupe Best Buy n'étaient même pas inscrites à la classique hivernale de Trois-Rivières. Donc, il faut chercher ailleurs pour trouver une explication logique.

Est-ce que les grands penseurs de Hockey Québec estiment qu'ils auraient dû être consultés et que Le Prix du Gros aurait dû débourser un montant d'argent pour avoir le droit de présenter un tel événement? Peut-être. Mais qu'est-ce qui empêchait le directeur général Sylvain Lalonde de prendre le téléphone et d'appeler Benoît Dusablon, du Prix du Gros, et de parler avec lui de la situation. La direction de Hockey Québec, si elle a pris la peine de bien s'informer, devait savoir qu'elle était en présence d'une compagnie sérieuse, qui veut de toute bonne foi faire un bel événement pour la jeunesse de la région, et qui a les moyens de payer ce qu'il faut pour s'assurer que cette classique respecte les critères de la fédération. Mais voilà, de sa tour d'ivoire de Montréal, le patron de Hockey Québec n'a pas daigné contacter le principal concerné dans cet événement. Et, pendant ce temps, le président de Hockey Mauricie se contente de dire «qu'il y a des règlements et qu'il faut les respecter» au lieu de s'offrir en tant que médiateur pour trouver une solution à cette problématique qui n'en est pas vraiment une. Décidément!

Visiblement, les gens de Hockey Québec ont une façon assez impériale d'imposer leur loi. Ils veulent avoir les pleins contrôles et cette attitude les rend insensibles. On l'a vu dans le dossier du hockey scolaire où ils ont décidé de limiter unilatéralement les mises en échec. On le voit encore une fois ici avec cette classique hivernale.

Espérons que les parties impliquées parviendront à s'entendre avant l'événement qui doit avoir lieu du 22 au 31 janvier sur une patinoire spécialement conçue pour l'occasion, sur la rue Réal-Proulx. Bonne nouvelle: des pourparlers seraient finalement en cours et un accord pourrait être conclu dans les prochains jours. Si aucune entente n'est possible, les jeunes devraient quand même participer à l'événement. Juste pour voir si Hockey Québec poussera l'audace jusqu'à imposer des sanctions à ces jeunes et cette compagnie qui, finalement, veulent juste jouer au hockey dehors!

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