Nous, en 2015

Les heures qu'il reste à 2015 s'égrènent lentement,... (Ricardo Reitmeyer, 123RF)

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Les heures qu'il reste à 2015 s'égrènent lentement, au son de la musique de Noël et dans la course effrénée qui nous mène jusqu'au réveillon, à l'échange de cadeaux et aux rencontres en famille ou entre amis.

Ricardo Reitmeyer, 123RF

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les heures qu'il reste à 2015 s'égrènent lentement, au son de la musique de Noël et dans la course effrénée qui nous mène jusqu'au réveillon, à l'échange de cadeaux et aux rencontres en famille ou entre amis.

Le temps des Fêtes est une période de réjouissances pour plusieurs, et aussi un temps privilégié pour prendre un temps d'arrêt. Pour revenir sur l'année qu'on a passée et se souhaiter le meilleur pour celle qui vient.

En 2015, nous avons assisté à l'élection, spectaculaire disons-le, d'un gouvernement libéral majoritaire à Ottawa. Nous avons vu revenir Gilles Duceppe à la tête du Bloc québécois. Nous l'avons aussi vu quitter peu de temps après l'élection fédérale.

Nous avons attendu longtemps avant de savoir qui remporterait l'élection dans Trois-Rivières. Nous avons assisté à un exploit politique en voyant Louis Plamondon obtenir un dixième mandat comme député dans Bécancour-Nicolet-Saurel.

En 2015, nous avons vu Yves Bolduc quitter la vie politique. Nous avons vu maigrir le ministre Barrette. Nous avons assisté à l'élection de Pierre Karl Péladeau comme chef du Parti québécois. Et nous avons assisté à son mariage en août. 

En 2015, nous avons vu les profs et les employés de l'État marcher dans les rues. Nous avons assisté ces derniers jours à la conclusion d'une entente de principe entre leurs syndicats et le gouvernement. Nous avons vu le dénouement, non sans difficultés, de certains projets de société comme l'aide médicale à mourir. Nous avons vu des structures se modifier, particulièrement dans le secteur de la santé et des services sociaux. Nous avons vu des commissions scolaires craindre pour leur survie. Et pour leur financement.

En 2015, nous avons vu Lise Thibault condamnée à 18 mois d'incarcération. Nous avons bombé le torse de fierté quand Dany Laferrière est entré à l'Académie française. Nous avons salué la nomination de Max Pacioretty comme capitaine du Canadien. Nous avons vibré avec l'Impact quand Didier Drogba a fait son entrée avec le club montréalais. Nous avons vu Frédéric Dion revenir de son étonnant périple en Antarctique. Nous avons applaudi Céline de retour à Las Vegas, nous avons vu les bons vieux Rolling Stones à Québec. Nous avons éprouvé de la fierté devant Dragao de Bryan Perro, ou devant Le monde est fou du Cirque du Soleil à l'Amphithéâtre. 

En 2015, nous avons vu naître des accords étonnants. À Atlanta, pour un partenariat Transpacifique qui soulève autant d'inquiétudes que d'espoirs. À Paris pour la Conférence sur le climat, où on s'est entendu pour limiter le réchauffement de la planète.

En 2015, nous avons été Charlie. Et nous avons été Paris. Mais on a parfois oublié d'être Tunis. Ou Bamako. Ou Beyrouth.

En 2015, nous avons été ébranlés par une photo. Celle du petit Aylan Kurdi, mort sur une plage de Turquie. Soudainement, nous avons pris conscience du drame des réfugiés syriens.

En 2015, nous avons pleuré le décès de personnalités comme Mgr Jean-Claude Turcotte, Elmer Lach, Georges-Hébert Germain, Guy Godin. Nous sommes restés à peu près indifférents à celui d'Arthur Porter. Nous avons ragé en apprenant celui du comédien Hugo St-Cyr, parti beaucoup trop jeune. Nous avons pleuré le départ de certains de nos proches, aussi.

En 2015, nous avons assisté à la découverte des ossements de Cédrika. Nous avons partagé la tristesse de la famille. Nous avons espéré - et espérons encore - l'arrestation de celui qui a fait ça.

En 2015, il s'est passé plein de choses dans nos vies respectives. Nous avons vu naître un enfant, nous nous sommes mariés, nous avons été frappés de plein fouet par l'annonce qu'un proche était atteint d'une maladie, nous avons fait un grand voyage, nous avons changé d'emploi, nous avons une nouvelle voiture, nous avons repeint la chambre à coucher, nous avons goûté une nouvelle recette.

Et en cette période de bilans, profitons-en donc, aussi, pour avoir une pensée aussi pour ceux qui, ce soir, seront seuls chez eux, dans une résidence pour personnes âgées, dans un hôpital. Ou dans la rue.

Disons-nous qu'on s'aime aussi. Ça fait généralement beaucoup de bien.

À nous tous, un très joyeux Noël.

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