Nos vins à l'épicerie

Le gouvernement québécois a finalement décidé d'égratigner le monopole de la... (Photothèque Le Soleil)

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Ginette Gagnon
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le gouvernement québécois a finalement décidé d'égratigner le monopole de la SAQ en déposant jeudi un projet de loi permettant la vente directe des vins québécois en épiceries. Enfin! Un genre de petite révolution qui veut favoriser les viticulteurs québécois et donner de l'élan au développement de cette jeune production qui peut faire beaucoup pour l'économie des régions concernées, comme la nôtre.

Cela signifiera donc que les vins de chez nous auront éventuellement de nouveaux débouchés dans 8000 points de vente à travers le Québec. On imagine la vitrine exceptionnelle que cela représente. Les Québécois, qui ne l'ont pas déjà fait, découvriront avec étonnement des vins qui soutiennent aujourd'hui très bien la comparaison.

Il faut se réjouir de la volonté du gouvernement de poser ce geste pour aider l'industrie québécoise confinée trop longtemps à la ferme et à la marginalité. Mais restons quand même les deux pieds sur terre. En vertu des accords commerciaux internationaux auxquels nous sommes partie prenante, se pourrait-il que cette mesure soit contestée à titre de concurrence déloyale puisque les vins embouteillés à l'étranger n'auront pas accès aux tablettes des supermarchés? Québec soutient qu'il a eu des avis juridiques lui confirmant qu'il pouvait aller de l'avant. Croisons les doigts.

En fait, si la Société des alcools du Québec n'avait pas attendu de se faire pousser dans le dos par Québec pour donner un p'tit coup de pouce aux vins de chez nous, l'industrie québécoise serait rendue bien plus loin dans son développement. Exemple, l'Ontario qui, elle, n'a pas lésiné sur les moyens et fait depuis longtemps la part belle à ses vins dans les succursales de la LCBO, le pendant de notre SAQ. Pendant longtemps, les vins québécois ont peiné à trouver une place à la SAQ qui ne donnait que des peanuts aux vignerons québécois. On leur demandait quasiment de vendre à perte s'ils voulaient avoir une petite place sur une obscure tablette de la SAQ.

Le gouvernement Marois a commencé à changer les choses en y allant, il y a deux ans, d'un programme d'investissements pour soutenir nos producteurs et leur permettre de faire une percée à la SAQ. Cela a eu du succès et la vente de vins québécois a connu une forte progression. Si on veut développer au Québec une filière viticole prospère, on a intérêt à multiplier les gestes qui permettent une meilleure accessibilité aux produits locaux.

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