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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

La Presse

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Ginette Gagnon
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, disait la semaine dernière qu'il estimait possible de régler les négociations dans le secteur public d'ici à Noël. Rien ne permet de le croire. À moins que le ministre jongle, sans l'avouer, à une loi spéciale.

Les derniers ajustements mis sur la table par Québec n'ont pas suffi à rapprocher les parties. Il ne faudra pas se surprendre de voir plein de manifestations et de perturbations en Mauricie cette semaine, tant dans l'enseignement que dans le réseau de la santé. Il ne faut pas oublier que les négociations se déroulent sur fond de compressions budgétaires qui affectent les différents milieux de travail et leurs clientèles. Il y a beaucoup de frustration dans l'air.

Il est quand même étonnant de constater que les parties sont encore si éloignées. Le front commun a fait connaître ses demandes il y a un an et demi et le gouvernement Couillard a déposé ses offres il y a tout près d'un an maintenant.

Quand on sait que les parties ont négocié durant l'été, comment se fait-il qu'on ne sente pas que les choses progressent sérieusement vers une entente? Il y a certes de la stratégie dans toute négociation, mais quand même. À qui la faute?

Les demandes salariales du front commun sont carrément exagérées dans le contexte actuel. On demande des augmentations de 4,5 % par année pendant trois ans alors que le gouvernement met sur la table 3 % sur cinq ans. Le front commun n'a pas bougé là-dessus. S'il veut démontrer sa bonne foi, il aurait intérêt à faire des compromis.

De son côté, le ministre Coiteux y allé l'an dernier d'une offre salariale méprisante pour les syndiqués qui ne sont quand même pas les mieux payés de la planète et qui méritent d'être traités avec équité.

En proposant la semaine dernière que les jeunes qui débutent leur carrière soient moins bien payés afin que les plus anciens le soient davantage, on ne peut pas dire que le ministre Coiteux a posé un gros geste de rapprochement. Il était évident que les syndicats n'allaient pas accepter ça béatement.

Pendant que les parties s'amusent au jeu du chat et de la souris, élèves et usagers en font les frais. Ce n'est pas glorieux.

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