Du calme

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Le chef de l'Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

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Ginette Gagnon
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À part le directeur général de la SQ qui dort au gaz, tout le monde s'entend pour reconnaître qu'il y a une situation de crise à Val-d'Or. Mais quand on entend le chef des Premières nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, accuser le premier ministre Couillard d'en être le premier responsable, c'est du charriage.

Inutile de politiser davantage le dossier, il l'est déjà suffisamment comme ça à l'Assemblée nationale. Il faut plutôt faire la lumière sur les accusations qui pèsent contre des membres de la SQ et mettre en place des solutions durables, capables de faire baisser la pression.

 On comprend que les Premières nations veulent se saisir du présent scandale pour attirer l'attention des décideurs, mais il faut faire d'abord et avant tout appel à la collaboration de toutes les parties en cause et non à la confrontation. 

Il faut se rappeler, et monsieur Picard le sait très bien, que le vieux système des réserves qui ne favorise pas l'épanouissement des autochtones, en particulier des femmes, ne relève pas du gouvernement provincial, mais du fédéral. De deux, les chefs autochtones devraient se regarder dans le miroir avant de lancer la pierre aux autres.

Comment se fait-il que des femmes qui sont victimes de violence conjugale dans leurs réserves ou de mauvais traitements de la part de policiers ne peuvent pas compter sur le soutien des leaders de leurs communautés pour obtenir justice? Pourquoi ne sont-ils pas les premiers à veiller à la sécurité des femmes, à prendre leur défense et à les aider à dénoncer leurs agresseurs? Il y a ici de bons sujets de réflexion chez les têtes dirigeantes autochtones.

Il était tout aussi choquant d'entendre monsieur Picard, mardi, lancer un ultimatum à Philippe Couillard et le sommer de se manifester dans les 24 heures. Quelle arrogance! Quand on prétend vouloir établir des relations de nation à nation avec son interlocuteur et qu'on le traite comme un valet, ça n'augure rien de bon. Une rencontre orchestrée dans la précipitation et l'improvisation ne saurait porter fruit. 

 On a vu ce qui s'est passé quand la ministre Lise Thériault a demandé à la SQ de faire enquête sur les allégations de Val-d'Or, avant de changer d'idée et de confier le dossier à la police de Montréal. On a dû promettre ensuite de faire appel à un observateur indépendant pour garantir la crédibilité de l'opération. Toute la gestion de ce dossier a déjà donné lieu à de vertes critiques, mieux vaut pour l'avenir immédiat éviter les faux pas.

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