Du mal avec ces sacrées religions

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Le Nouvelliste

Je lis avec intérêt depuis longtemps les interventions de Roger Greiss de Shawinigan dans le Carrefour des lecteurs du Nouvelliste.

Force est de constater que ce monsieur a en horreur la religion islamique. Tellement, par exemple, qu'il en est venu, dans son intervention du 25 août dernier (Le racisme et la montée de l'intégrisme, suite et fin), à affirmer que la fonction même des mosquées était de «décourager l'intégration des musulmans» à nos sociétés.

Diable! Est-ce qu'on y prêche là, comme le croient certains, qu'en dehors de la foi islamique, ne se trouvent que des mécréants? Je ne vais pas m'y rendre pour le savoir mais il est bien certain que nous sommes nombreux, au Québec, à avoir passablement de mal avec ces sacrées religions qui voient tous les jours dans le monde des attentats meurtriers commis eu leur nom.

De surcroît, il y a qu'on montre publiquement sa foi chez certains croyants; par exemple, justement, chez les femmes musulmanes. Et comme l'avait dit de façon pertinente l'éditorialiste de La Presse Mario Roy, à l'heure où il a été question au Québec de la fameuse Charte des valeurs (octobre 2013), «Un vêtement associé à la religion émet un signal fort. Il met en vitrine une relation privilégiée fondée sur la croyance et non sur la raison avec un être tout puissant ainsi que la supériorité que confère la possession exclusive de la vérité. Inévitablement, ce message est susceptible d'être mal reçu».

C'est devenu tellement d'actualité, cette question, que même le projet de loi 62 du gouvernement Couillard (qui est, à mon avis, une «Charte des valeurs-moins», interdisant l'offre et la réception de services publics le visage couvert) divise, par exemple, les troupes et les candidats à la chefferie du NPD en ce moment. Cela s'ajoute au fait que des membres de ce parti au Québec remettent en question ses chances de succès si jamais on faisait le choix pour chef de Jagmeet Singh, de foi sikhe, qui porte le turban, la barbe et le kirpan.

En tout cas, à l'heure où l'on parle de façon passablement intense de l'intégration des nouveaux arrivants (que ceux-ci soient ou non «demandeurs d'asile»), force est d'affirmer que la foi religieuse pourrait n'être qu'absolument personnelle et, de ce fait, n'avoir rien à voir avec la vie civile.

Toutefois, nous sommes aussi, n'est-ce pas, dans une société tolérante, ouverte à celles et ceux qui font le choix d'afficher leur religion.

Réjean Martin

Trois-Rivières




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