La différence entre «dépenses» et «investissements»

En 2002, lors de la fusion des six... (Stéphane Lessard)

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En 2002, lors de la fusion des six villes - dont deux avaient plus de 350 ans d'existence (Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine) -, plusieurs infrastructures étaient vieillissantes et se devaient d'être mise à jour rapidement surtout dans ces deux anciennes villes.

Stéphane Lessard

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Le Nouvelliste

L'auteure, Monique Leclerc, a été conseillère municipale à Trois-Rivières de 2002 à 2013. Elle avait aussi occupé cette fonction à Cap-de-la-Madeleine.

En 2002, lors de la fusion des six villes - dont deux avaient plus de 350 ans d'existence (Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine) -, plusieurs infrastructures étaient vieillissantes et se devaient d'être mise à jour rapidement surtout dans ces deux anciennes villes. Je vous en dresse une liste sommaire:

- usine de filtration de Trois-Rivières: 45 à 50 M$, parce qu'il n'y avait pas eu d'investissements majeurs depuis plusieurs décennies;

- les bâtisses sportives et culturelles à mettre aux normes «avant que le ciel nous tombe sur la tête»; 

- les axes importants comme le boulevard Thibeau: 7,1 millions $ (évalué à 4 M$ s'il avait été fait avant la fusion à Cap-de-la-Madeleine), de même qu'une grande partie du réseau routier dans la ville;

- un plan évaluateur des chaussées afin de connaître les priorités dès le début de la fusion: 1 million $.

De plus, à cette époque, Trois-Rivières était caractérisée par une économie stagnante, déprimante, préoccupante, avec un taux de chômage élevé reconnu par tout le Québec et ailleurs. 

Voilà, entre autres choses, ce dont la nouvelle ville de Trois-Rivières a hérité. Il est aussi bien connu que ce que l'on néglige d'entretenir aujourd'hui - et ce fut le cas - coûtera deux fois plus cher demain, c'est-à-dire plusieurs millions. Des projets étaient nécessaires pour redresser la situation.

Plusieurs défis se présentaient au conseil nouvellement élu et pour cela, il fallait un leader énergique, dynamique et visionnaire. En novembre 2001, lors des élections, la population avait choisi Yves Lévesque pour être ce leader et elle ne s'est pas trompée.

Certains ont tendance à faire des comparaisons avec le passé concernant la dette; rares sont les villes au Québec qui paient comptant lorsque vient le temps de faire du développement, des réparations majeures dans leur ville. Pour moi, il y a une différence entre les mots «dépenses», qui rapportent rarement quelque chose, et «investissements», qui rapportent du rendement, des biens durables et des services pour la collectivité. Et c'est ce que l'on peut constater aujourd'hui avec notre économie diversifiée qui se porte beaucoup mieux. Nous ne sommes plus reconnus pour notre taux de chômage mais bien pour notre dynamisme. Demandez aux gens d'affaires ce qu'ils pensent de notre nouvelle économie et à la population qui peut profiter des différentes activités qui leur sont offertes pendant toute l'année.

Il ne faut pas renoncer à notre bel élan et nous devons continuer à avoir des projets pour le mieux-être de la population.




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