La langue: faire sa part pour la mettre en valeur

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Le Nouvelliste

Dernièrement j'ai participé pour la troisième fois au volet poésie dans le cadre de l'événement Rendez-vous des peintres à Sainte-Flore. C'est l'occasion pour quelques personnes de rendre hommage à la langue française à travers notre poésie et celle d'autres poètes de la région, du Québec et d'ailleurs.

Actuellement, et comme depuis longtemps et toujours, nous constatons que nous devons être conscients de notre minorité sur le continent nord-américain et aussi sur la planète. La langue anglaise s'insinue sournoisement dans notre pensée, dans notre quotidien et dans notre langage.

Je crois qu'il faut devenir conscient de cette invasion sournoise dans notre propre élocution et dans notre utilisation quotidienne. Les chansons, les commerces, les restaurants, la publicité, même les bulletins de nouvelles sont remplis d'infiltrations inutiles.

Notre langue est belle et je sais qu'elle contient assez de mots pour bien illustrer notre pensée. Donc, lors des deux présentations de poésie durant cette fin de semaine, j'ai demandé aux gens présents, et je demande aussi à tous les personnes qui me rencontreront, de bien vouloir me souligner les «virus langagiers» qui réussiront à me déjouer.

Je ne veux plus dire c'est l'fun. J'aime mieux: intéressant, motivant, agréable, et ainsi de suite.

Je deviens conscient de mon langage et j'invite les autres à me suggérer des mots français qui illustreraient très bien un équivalent du «voleur de mots» qui tente de m'enlever mon vocabulaire.

Il faut mettre en valeur notre langue et ainsi montrer que le Québec est français. Nous pouvons continuer à accueillir les touristes du mieux qu'on peut, mais nous n'avons pas à nous sentir obligés de ne pas savoir l'anglais, ou le russe, ou l'italien, et autres langages étrangers.

Nous reconnaissons aussi que l'anglais et devenu universel et qu'il s'installe allègrement partout. Je sais que pour plusieurs une deuxième langue, particulièrement l'anglais, peut être utile pour un emploi bien rémunéré.

Je veux bien que l'on fasse confiance aussi à la nouvelle technologie qui peut traduire facilement et instantanément nos besoins dans n'importe quelle langue.

Je vous remercie tout le monde du bon service que vous me rendrez lorsque vous interviendrez pour me suggérer un beau mot de notre langue, si par mégarde un intrus «anglais» se glisse dans ma conversation.

André-Jean Bordeleau

Shawinigan




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