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Des demandeurs d'asile haïtiens.... (Archives AP)

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Des demandeurs d'asile haïtiens.

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Le Nouvelliste

Une dame demandeuse d'asile est au Canada depuis quatre ans, infirmière de profession. Cette dame a trouvé un emploi comme préposée aux bénéficiaires en plus de faire du bénévolat. Après plusieurs démarches, elle a reçu la réponse à sa demande: refusée. Elle connaîtra sa date d'expulsion d'ici quelques jours.

Pourquoi attendre quatre ans avant de rendre une décision, l'immigration savait dès le début qu'elle ne rencontrait pas les prérequis; elle ne craignait pas pour sa vie, elle voulait tout simplement un mieux-être, pour elle et ses enfants. Ce n'est pas une bonne raison, elle ne rencontrait pas ce qui est requis pour avoir le statut de réfugié.

Malgré nos grandes idées, et surtout nos grandes paroles, nous sommes très sélectifs avec les réfugiés que nous acceptons. Toutes les personnes qui ont fui les guerres, qui ont souffert de froid, de malnutrition, qui ont été brutalisées, violées, tous ces gens sont en demande d'un pays qui peut les accueillir, tous ces gens ont fait des demandes mais les réponses tardent. Entre-temps, ils attendent dans des camps de fortune. Certains sont là depuis des années à attendre une réponse qui ne vient pas. Ces gens vivent d'espoir, c'est tout ce qui leur reste.

Ici, au Canada, nous avons des politiciens qui ouvrent grand les bras, qui sont fiers de notre terre d'accueil, mais qui se gardent bien de dire la vérité à ces gens qui ont décidé de venir chez nous.

Aujourd'hui, des gens ont peur de la décision du président des États-Unis de les retourner en Haïti, leur pays.

Ces gens avaient un travail, sont bien habillés, on leur téléphone cellulaire, tablette, portable, mais ne rencontrent pas la définition d'un demandeur d'asile. Et quand ils seront rencontrés par les autorités, ils ne pourront expliquer pourquoi ils devraient obtenir le statut de résident. Les autorités en ont plein les bras des demandes d'asile, à moins d'avoir de l'aide ils seront incapables de répondre aux demandes de ceux qui arrivent par les États-Unis, ce qui veut dire des mois sinon des années d'attente. Allons-nous leur donner un permis de travail pour leur permettre de vivre en attendant les décisions gouvernementales? Ou leur refuserons-nous ce droit, ce qui fera d'eux des gens sur l'aide sociale c'est-à-dire dépendants de la société? 

Les gouvernements sont lents à répondre mais les problèmes s'accumulent et un jour ou l'autre des décisions auront à être prises. Entre-temps nous n'avons qu'à écouter les parlementaires qui, comme d'habitude, font du bla-bla mais ne prennent aucune décision.

Robert Landry

Trois-Rivières




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