Prévenir ou guérir

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Notre société se divise en deux: les riches et les pauvres.

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Le Nouvelliste

Notre société se divise en deux: les riches et les pauvres. Pas besoin de moi pour constater les différences entre ces deux mondes.

Regardez seulement la différence des revenus, de l'éducation, des emplois, le type de logement, etc.  Mais, ce dont on entend moins parler, c'est les écarts de santé dus aux inégalités sociales. Même si les écarts des conditions de santé ont diminué depuis 13 ans, l'ancien directeur de la santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard, constate que la santé de tout le monde s'est améliorée. «On a moins de maladie et de mortalité», mentionne-t-il. Toutefois, l'écart d'espérance de vie entre les riches et les pauvres est resté le même. Il y a un écart de 11 ans entre des gens qui vivent dans le quartier le plus défavorisé de Montréal et ceux des quartiers les plus riches. On trouve de l'argent pour les prisons et pour toutes sortes de choses, mais très peu pour les moins nantis.

Une famille qui vit de l'aide sociale reçoit environ 26 700 $ par année, en incluant tous les remboursements de taxes et les allocations familiales. Or, elle aurait besoin d'environ 8300 $ de plus pour subvenir à ses besoins essentiels. La Santé publique estime que lorsque les gens manquent d'argent, ils sont en moins bonne santé. À ce sujet, le Dr Lessard dit que «La pauvreté ce n'est pas payant pour personne, même pas pour les riches, car on paie pour de toute façon».

Si les personnes pauvres avaient plus d'argent pour mieux s'alimenter, ils seraient moins vulnérables aux problèmes de santé et les salles d'urgence en souffriraient moins. D'ailleurs, il est faux de penser que c'est coûteux de prévenir les maladies. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), actuellement de 30 à 50 % des cancers peuvent être prévenus. Et, si on réussissait à éliminer les facteurs de risque, 80 % des accidents cérébraux, des cas prématurés de ce qu'ils appellent des cardiopathies vasculaires (qui sont des problèmes de coeur) et des cas de diabète de type 2 pourraient aussi être prévenus.

Tout cela revient à dire qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Les budgets dans les directions régionales en santé publique du Québec ont été coupés du tiers. Il serait important pour notre gouvernement de revoir ses priorités en lien avec la santé et lutte à la pauvreté.

Claude Béland

Notre-Dame-du-Mont-Carmel




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