Aide-nous, petite, à retrouver celui qui a fait ça

Cédrika Provencher... (Archives Le Nouvelliste)

Agrandir

Cédrika Provencher

Archives Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Je me souviens malheureusement trop bien du 31 juillet 2007. En convalescence d'un cancer, j'appris aux nouvelles de 18 h ce jour-là, l'horrible événement qui s'était produit à Trois-Rivières. Une de nos petites filles de la région disparue mystérieusement. J'étais sous le choc et complètement bouleversée.

Instinctivement, j'étais convaincue qu'un geste au-delà de la compréhension venait de se produire. Me rendant à Trois-Rivières souvent pendant cette période maudite, je voyais sa binette partout. J'étais incapable de m'enlever de la tête qu'une petite fille innocente serait retrouvée morte. Il était impensable de ne pas la retrouver. 

Chaque fois que j'empruntais la route 155 pour me rendre à Bagotville, entre La Bostonnais et Chambord, mon moral était tourmenté. Est-ce que son corps se trouve ici? Pourrons-nous jamais la retrouver? J'implorais Cédrika de nous aider à la retrouver: «Aide-nous petite! Donne-nous des indices. Dirige-nous au bon endroit. Permets-nous de te retrouver même si les circonstances seront absolument affreuses. Donne l'opportunité à tes parents de te rendre honorablement hommage en te mettant en terre dignement.» 

Dans mon coeur, j'aime croire que tu as dirigé les trois chasseurs vers toi. La nouvelle m'a fait verser de nombreuses larmes. Je sais que je n'étais pas la seule à pleurer en ce triste jour. La seule satisfaction fut de pouvoir te remettre à tes parents. 

Maintenant, petite fille, je t'implore souvent afin que tu aides les enquêteurs à retrouver le salaud qui t'a enlevé ta précieuse vie. Il n'y a aucune excuse, aucune explication, aucune raison, aucun pardon devant un geste aussi brutal, pervers, sauvage et inhumain. 

Le joli visage de Cédrika est encore dans mes pensées et à tous les jours maintenant, je lui demande encore son aide. «Aide-nous Cédrika à retrouver celui qui a agi comme un sous-humain.» Je crois que nous sommes encore plusieurs à retenir notre souffle et nous ne pourrons respirer normalement que le jour où le coupable sera traduit devant les tribunaux. 

Alors, petite fille, donne-nous un dernier coup de main et après nous te laisserons vivre ta nouvelle vie. 

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer