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Trois-Rivières devrait-elle réduire les limites de vitesse dans les rues?

Est-ce que la réduction des limites de vitesse... (Olivier Croteau)

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Est-ce que la réduction des limites de vitesse sur le territoire de la ville de Trois-Rivières pourrait augmenter la sécurité?

Olivier Croteau

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Le Nouvelliste

Je suis candidat au poste de conseiller municipal. Au cours des dernières semaines, j'ai parcouru le district des Rivières. Plusieurs personnes m'ont partagé leurs inquiétudes quant à la sécurité routière dans les rues résidentielles. Selon eux, plusieurs automobilistes roulent à des vitesses qui réduisent la sécurité des piétons, des cyclistes et des autres automobilistes.

Au début du mois de juillet, la Ville de Montréal a décidé de réduire la limite de vitesse sur la plupart de ses rues. Est-ce que la réduction des limites de vitesse sur le territoire de la ville de Trois-Rivières pourrait augmenter la sécurité?

Les études démontrent que la vitesse est l'une des principales causes des accidents routiers. La vitesse accroît les risques de collision et amplifie la gravité des accidents. En effet, une augmentation de la vitesse diminue le champ de vision de l'automobiliste et rallonge substantiellement la distance de freinage. Le ministère des Transports du Québec affirme que la probabilité de décès d'un piéton lors d'une collision à 40 km/h est autour de 35 %, alors qu'elle augmente à plus de 75 % lorsque la vitesse est de 50 km/h.

Si la vitesse en milieu urbain a un impact sur la sécurité, elle a également un impact sur le sentiment de sécurité. Un sondage du ministère des Transports établit que les piétons et les cyclistes sont plus ou moins confiants sur les routes; et que certaines personnes hésitent parfois à utiliser ces moyens de transport pour des raisons de sécurité. Plusieurs personnes âgées craignent de se déplacer à pied ou à vélo. Le sondage démontre également que plusieurs parents restreignent leurs enfants, quant à l'usage de ces moyens de déplacement, car ils craignent que leurs enfants subissent des accidents. Ce sont des facteurs qui limitent l'utilisation de ces moyens alternatifs à l'automobile.

Ne devrait-on pas emboîter le pas à Montréal en réduisant les limites de vitesse dans les rues de Trois-Rivières? Certes, l'idée semble bonne, mais il est démontré que dans les endroits où les limites de vitesse sont réduites de 50 à 40 km/h, les vitesses effectives ne changent pas significativement. Ce serait plutôt l'aménagement des rues qui influencerait la vitesse adoptée par les conducteurs. 

Ainsi, en ce qui concerne la réduction de la vitesse dans les rues d'une ville, la solution réside dans un plan d'urbanisme autant pour les nouveaux quartiers que les anciens! Il fut une époque où la circulation automobile était beaucoup moins lourde. L'expérience démontre que l'aménagement routier influencerait le comportement des conducteurs. La réduction de la largeur de la chaussée, les avancées de trottoir, les passages piétonniers aménagés ainsi que d'autres types d'aménagements favorisant la circulation sécuritaire des citoyens sont autant de moyens efficaces quant à la réduction de la vitesse des automobilistes dans les rues de la cité.

Je suis fermement convaincu que la Ville de Trois-Rivières doit agir avec diligence en adaptant l'habitat urbain aux besoins de ses citoyens, par la mise en oeuvre d'un plan d'aménagement routier global pour diminuer la vitesse sur ses routes, et ainsi prioriser la sécurité de tous.

Claude Ferron

Candidat indépendant comme conseiller municipal pour le district des Rivières

Trois-Rivières




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