Il faut préserver la vocation du centre-ville de Louiseville

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Il fut un temps où Louiseville était un centre commercial et professionnel prospère.

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Au moment où ces lignes sont écrites, la vente-trottoir annuelle de Louiseville bat son plein. Les nostalgiques diront que «dans le bon vieux temps, cet événement était beaucoup plus éclatant et plus spectaculaire. Les gens se marchaient littéralement sur les pieds tellement il y avait foule sur la rue Saint-Laurent!» Ben oui, il fut un temps où Louiseville était un centre commercial et professionnel prospère. C'était dans le temps où les résidents des municipalités environnantes et ceux de Louiseville ne sentaient pas le besoin d'aller magasiner, se restaurer ou faire la fête à Trois-Rivières ou ailleurs. Le chef-lieu du comté répondait très bien à toutes les demandes... ou presque. Ce n'est peut-être plus le cas aujourd'hui, mais ce n'est certainement pas la faute du Comité de revitalisation commerciale de Louiseville (CRCL).

Dès sa création, cet organisme s'est donné une double mission, soit de dynamiser l'économie de la ville et d'embellir son centre-ville. Les hommes et les femmes qui le composent ne ménagent pas les efforts pour que ces deux finalités soient atteintes à la satisfaction de tous les acteurs concernés. Ils souhaiteraient sans doute que tous les locaux disponibles soient occupés, mais ce voeu légitime ne se réalise malheureusement pas d'un claquement de doigts. Compte tenu des caractéristiques sociodémographiques et socioéconomiques de la population de Louiseville et des environs, mener des affaires dans cette ville n'est pas une entreprise de tout repos.

Au cours des récentes années, on a trop souvent vu des commerces proposant pourtant des produits ou des services originaux devoir fermer boutique moins d'un an après leur ouverture. Un des motifs les plus fréquemment invoqués: son propriétaire n'avait pas les «reins assez solides», financièrement parlant.

Certains propriétaires d'espaces commerciaux ou professionnels ayant pignon sur rue Saint-Laurent (la rue des magasins à Louiseville) pourraient être tentés de convertir ces espaces en logements lorsqu'ils se retrouvent sans locataires pendant une longue période de temps. Les autorités municipales peuvent bien comprendre cette réalité, mais elles ne devraient cependant jamais les autoriser à le faire. Le cas échéant, ce serait signer l'arrêt de mort du centre-ville à court et à moyen terme et, qui sait, la mort de la ville à long terme!

Il y a toujours des entrepreneurs, la tête remplie de projets intéressants, à la recherche de locaux commerciaux. Ce sont aux propriétaires de ces locaux de leur «faire des propositions qu'ils ne pourront refuser». Tout en faisant des «affaires», ils contribueront à la préservation et à la croissance de «leur» centre-ville. 

Michel Neveu

Louiseville




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