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Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, a présenté la semaine dernière un document présentant le projet de renouvellement de la Politique culturelle du gouvernement du Québec.

La Presse

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Le Nouvelliste

Lettre d'opinion adressée à Martin Francoeur, éditorialiste.

Je salue le bon goût que vous avez eu la semaine dernière de consacrer un éditorial au sujet de la présentation, par le ministre de la Culture, Luc Fortin, des grands axes de ce que pourra être la prochaine Politique culturelle du Québec.

Ailleurs aussi, je lisais entre autres que le ministre, lors de sa présentation, a dit en outre ceci: «Dans toutes les régions, on m'a parlé de l'importance de mettre les enfants et les jeunes en contact avec la culture, pour en faire des citoyens plus critiques, plus informés, plus engagés socialement».

Je me souviens d'avoir entendu il n'y a pas longtemps un directeur d'école primaire me confier: «Il y a des enfants ici qui ne savent même pas où ils habitent»...

Eh bien, la culture, ça commence par là; et c'est aux parents et aux éducateurs de montrer que la culture, c'est avant tout de comprendre le monde qui nous entoure, savoir que nous devons être renseignés afin, un tant soit peu, d'apprivoiser le monde.

Nous pouvons y parvenir par le biais des arts, bien sûr, mais nous devons aussi être attentifs aux bulletins d'information et, qui plus est, lire les journaux, nous renseigner.

Je conserve précieusement en mémoire par exemple cette fois, où petit gars, regardant les nouvelles à la télé en compagnie de mon père, celui-ci m'expliqua ce que c'était qu'une guerre civile.

Et quant aux arts en tant que tels, débarrassons-nous de ce préjugé voulant que ça soit snob, par exemple, de pénétrer dans une salle d'exposition pour y admirer des oeuvres!

«Ce dont souffre l'art, c'est d'être un principe de distinction», disait Pierre Bourdieu. Il faut derechef nous délivrer de cette souffrance et viser l'érudition.

Par ailleurs, sachons qu'il y a des moyens modernes et sûrs pour, par exemple, en ce qui regarde les livres et les auteurs, s'instruire un peu en un clin d'oeil. Moi, je cours souvent voir sur le merveilleux site internet babelio.com qui répertorie entre autres des sommes considérables de passages de livres. C'est simple: des lectrices et de lecteurs de toute la francophonie comme vous et moi qui se sont vus happés par l'élégance et/ou par la pertinence d'un passage ont transmis celui-ci à babelio. De sorte que par le truchement des algorithmes qui enregistrent les préférences de celles et ceux qui en prennent connaissance et qui jugent si ceux-ci ont du mérite ou pas, nous sommes confrontés à un reclassement constant de ces passages par ordre de préférences. C'est fascinant à parcourir.

Il y a quelques années, par exemple, j'ai pour ainsi dire passé deux journées complètes à faire la connaissance du travail considérable de Pascal Bruckner.

Et j'ai moi-même parfois oeuvré à enrichir babelio de nombre de passages de livres qui m'ont plu, que j'ai retenus.

Terminons enfin avec ces mots de Normand Baillargeon tirés du livre Liliane est au lycée: «La culture, le savoir, l'éducation peuvent donner des idées de liberté et de changement, et le courage de lutter pour elles».

Réjean Martin

Trois-Rivières 




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