Des pistes pour la crise du bois d'oeuvre

L'année 2017 est bien commencée avec un nouveau litige du bois d'oeuvre,... (Archives La Presse)

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Le Nouvelliste

L'année 2017 est bien commencée avec un nouveau litige du bois d'oeuvre, surtout avec des droits compensatoires de 20 % et peut-être 30 %.

Le Canada a subi dans le passé les inconvénients de ces droits compensatoires, il est allé en tribunal international du libre-échange et a toujours gagné. Il a laissé la dernière fois plus d'un milliard de dollars pour les frais d'avocats de la partie adverse, soit les États-Unis: drôle de façon pour des perdants de se ficher de nous!

En 2017, un nouveau président arrive encore avec des droits de 20 % et en rajoute avec la menace de 30 %. Il faut penser qu'il ne veut absolument pas de notre bois d'oeuvre. Voyant cette situation, il nous faut nous réinventer et trouver d'autres débouchés. L'industrie forestière a besoin de garder le tempo de la production en forêt et de la transformation des matériaux 2 X 4, 2 X 6, poutrelles, chevrons, solives, panneaux, contreplaqué, etc.,

Cette industrie ne peut se permettre de payer des droits à la frontière de 20 % ou 30 %, il y va de leur survie. 

Pour innover, je pense qu'il faut trouver un nouveau débouché dans nos provinces canadiennes. Pourrait-on permettre à de jeunes Canadiens en âge d'avoir une maison pour la première fois de bénéficier d'un programme adapté et costaud? 

Je pourrais suggérer que le bois d'oeuvre qui entre dans la construction de leur première maison, patio et garage compris, soit réduit de 20 % à 30 %. Par ce geste d'encouragement pour nos enfants, cela aura pour effet de créer des millions d'emplois mais au nord de la frontière des États-Unis.

Pensez un instant à ces emplois supplémentaires qui procureraient de nouveaux revenus et des taxes pour les gouvernements et les villes. Les heures travaillées en infrastructures de rue, d'arpentage, notaires, excavateurs, cimentiers, ouvriers de charpente, couvreurs, usine de portes et fenêtres, briqueteurs, spécialistes en céramique, plancher de bois dur, peintres, cabinets de cuisine et salle de bain, électriciens, plombiers, etc., seraient considérables. Ce projet semble ambitieux, mais pourrait nous rendre plus indépendants des États-Unis.

Les scieries garderaient le même tempo ainsi que les emplois en forêt. Il faudrait que le prix des matériaux «bois d'oeuvre» soit gelé du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018. 

Si ce projet prenait forme en ce 1er juillet 2017, la fête du Canada n'en serait que plus grande.

Bonne fête Canada!

Gilles Demontigny

Trois-Rivières




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