Notre fête nationale

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La fête nationale est une belle occasion d'affirmer haut et fort notre identité et de témoigner de notre fierté envers notre langue et notre culture.

La Presse

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Le Nouvelliste

C'est notre fête nationale que nous nous apprêtons à fêter. C'est le nom que porte maintenant, chez nous, la Saint-Jean-Baptiste, qui était le nom du saint patron des francophones en Amérique du Nord. On voulait sortir la religion de la fête. C'était pourtant une identification qui ne laissait aucun doute dans l'esprit des gens.

J'ai fêté cette grande fête dans d'autres provinces... et ça se passait en français. On reconnaissait alors nos origines, car nos aïeux, le peuple fondateur de ce pays, sont venus de France. Aujourd'hui, on essaie de nous faire croire que nous sommes tous des immigrants, comme les Anglais, les Écossais, les Irlandais et les Italiens qui sont venus plus tard. On ne peut renier ainsi nos racines françaises et c'est ce que nous nous apprêtons à fêter, tout en invitant tous ceux qui ont a coeur de parler cette belle langue à se joindre à nous.  

J'ai peur un peu quand j'entends le maire Coderre, lors du lancement des fêtes du 375e de Montréal, inviter les ethnies à ne pas avoir peur de s'affirmer et de garder leurs coutumes et nous invite, nous, à nous adapter à ces cultures. Et que dire du «fou du roi» du gouvernement Couillard, Jean-Marc Fournier, qui se dit inquiet pour les anglos hors de Montréal. Il se dit «préoccupé» par la survie de cette minorité. 

Quelle aberration! Il ne se préoccupe cependant pas de constater que le poids de la majorité historique francophone à Montréal diminue peu à peu, grâce à une politique qui n'en est pas une d'intégration mais plutôt une «d'accommodements» pour se faire du capital politique.

Mais une fois par année, nous devons oublier ces bêtises et affirmer avec ferveur que notre langue est le français et que notre drapeau est le fleurdelisé. Les autres qui refusent de reconnaître ces faits de notre histoire, les «All Canadians» auront l'occasion, une semaine plus tard, de fêter le Canada et la constitution qui ne nous reconnaît même pas comme peuple. 

«Québec, emblème de notre fierté» est le thème de cette année. Donc, soyons fiers et tenons-nous debout pour affirmer haut et fort notre identité de peuple fondateur dont la langue est le français et montrer que nous ne sommes pas simplement, une province comme les autres. 

Gaston Bouffard

Shawinigan




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