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Le projet d'oléoduc Énergie Est suscite toujours d'énormes craintes dans la région.

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Le Nouvelliste

Nous savons qu'une inondation printanière révèle plusieurs risques et exige beaucoup d'efforts pour protéger nos demeures et milieux de vie. Par conséquent, nous avons appris à exercer une vigilance accrue pour nous assurer une qualité d'eau potable.

Nous avons aussi su qu'«avec 33 glissements de terrain, la région est la première au Québec avec plus de la moitié des glissements notés dans la province», précisait M. Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile de la Mauricie et du Centre-du-Québec, dans le Nouvelliste du 20 avril dernier.

Encore faut-il se rappeler que le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada parcourra 26 km de notre territoire en plus de traverser 36 ruisseaux, rivières, marais et tourbières, dont la rivière Saint-Maurice, et ce, en amont de notre principale prise d'eau!

Alors question de mesurer l'ampleur d'un tel risque, nous savons que le projet d'oléoduc Énergie Est, d'une grosseur de 42 pouces, transportera 1,1 million de barils de pétrole brut par jour. Nous savons aussi que TransCanada ne peut détecter une fuite dont le débit serait de moins de 1,5 % du débit total de l'oléoduc. Ceci représente donc 2,6 millions de litres, par jour!

En cas de fuite «détectée», c'est plus d'un million de litres de pétrole qui pourraient s'écouler en 13 minutes, ce qui correspond au temps de réponse nécessaire à TransCanada pour stopper le flux de pétrole.

La simple probabilité que ces deux réalités se croisent me fait frémir d'inquiétude.

De plus, dans sa capsule sur la vulnérabilité de nos usines de purification de l'eau, M. Guy Coderre enseignant au Centre national de traitement d'eau, nous informe qu'en cas de fuite, nos équipements municipaux ne peuvent assurer la détection voire la filtration d'éléments chimiques utilisés au transport du pétrole par oléoduc.

Autrement dit, s'il y avait déversement, il faudrait d'abord fermer la prise d'eau et mettre en place un plan B, en combien de temps? Quand on sait qu'un seul litre de pétrole peut contaminer 2 millions de litres d'eau, et comme les sources d'eau peuvent être contaminées dans un rayon de 60 kilomètres autour d'une fuite, le risque m'apparaît vraiment incommensurable!

Avec une réserve d'eau de moins de 24 heures, on peut très bien imaginer la catastrophe humaine et environnementale qu'une fuite pourrait engendrer, mis à part les coûts.

À présent, nous savons qu'il est impératif de protéger notre eau potable, en refusant ce projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

France Guimond

Trois-Rivières




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