Pour une coalition des partis politiques

Notre mode de scrutin majoritaire fait en sorte... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Notre mode de scrutin majoritaire fait en sorte que les partis travaillent à l'Assemblée nationale en opposition. Il en résulte bien souvent des conséquences graves pour le peuple, écrit l'auteure de cette lettre.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Notre mode de scrutin majoritaire fait en sorte que les partis travaillent à l'Assemblée nationale en opposition. Il en résulte bien souvent des conséquences graves pour le peuple.

Ainsi ce mode de scrutin qui, comme aux États-Unis, permet d'une main de construire Obamacare et de l'autre de la détruire avec moins de la majorité des votes.

Au Canada, sans égard pour la partisanerie, qui permet sous un gouvernement d'arriver à un certain équilibre budgétaire et sous un autre de se retrouver en déficit. Et cela, avec 39 % des votes... au grand dam du peuple québécois qui souhaite à 70 % avoir des gouvernements qui représentent mieux la diversité des points de vue.

Peut-on faire autrement? Oui, il y a des exemples de pays qui ont des systèmes de vote de type proportionnel comme l'Allemagne où il en va autrement. En effet, avec l'arrivée au pouvoir en 1998 de la coalition rouge-verte dirigée par Schröder, ce gouvernement a réussi à conclure des ententes entre le gouvernement fédéral et les grandes entreprises de production d'électricité pour se désengager du nucléaire et des énergies fossiles.

Cette politique qui a mis au défi la volonté des Allemands de pouvoir changer ces choses, initiée par le gouvernement Schröder, n'a pas été remise en cause par les différentes coalitions dirigées par la chancelière Angela Merkel. 

Cette conviction selon laquelle les énergies renouvelables doivent à terme, fournir l'essentiel de l'énergie consommée dans le pays et dans un premier temps, la majeure partie de l'électricité constitue une idée phare de la politique énergétique allemande.

Je veux un renouvellement du mode de scrutin au Québec pour que nos élues et élus cherchent ensemble de manière créative le bien commun du peuple. Comme citoyenne je ne veux plus être charriée par les idéologies partisanes de gouvernements qui dirigent avec une minorité de votes et me déstabilisent constamment.

Je veux participer à des défis politiques ambitieux, exigeants, cohérents qui font du sens pour ma vie citoyenne et pour lesquels je serai heureuse de relever les défis dans la durée et de voir le chemin parcouru ensemble. Il nous faut modifier la culture de confrontation en une de coalition et de convergence.

Marie-Claude Bertrand

Montréal




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