Y avait-il un pilote dans l'avion?

Martin Mondou, actionnaire et directeur général des Cataractes,... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Martin Mondou, actionnaire et directeur général des Cataractes, n'a jamais eu le moindre intérêt à tester la surface olympique du Centre Gervais auto.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Les récents articles de votre journaliste Guy Veillette confirmant l'inutilité totale des estrades rétractables de l'Amphithéâtre de Shawinigan, nous ramènent à la saga des Cataractes qui a enfanté d'une fameuse «entente tripartite» intervenue le 28 mai 2007 entre l'ex-mairesse Lise Landry, Martin Mondou et le représentant de Club de hockey Shawinigan inc., propriétaire des Cataractes.

Au-delà de la décision bâclée et désastreuse du conseil de Ville d'investir 2 375 000 $ supplémentaires dans un équipement qui s'est avéré inutilisé, il importe de rappeler les conditions dans lesquelles la décision a été prise en se référant aux articles du Nouvelliste à l'époque.

Le 1er mai 2007: après avoir affirmé que la patinoire nord-américaine est une condition sine qua non, Martin Mondou propose à la Ville l'option des bandes rétractables qui entraînerait selon lui des coûts supplémentaires qu'il chiffre à 250 000 $ en se basant sur une expérience similaire à Québec.

Le 3 mai, Lise Landry annonce que le conseil approuve le projet et retient la technologie proposée avec des coûts supplémentaires estimés à 500 000 $. Le 18 mai, ces coûts passent à 1,3 million $ pour devenir 2 375 000 $ en fin de parcours, soit près de dix fois plus que le coût initial.

Y a-t-il eu apparence de chantage et fausses représentations de la part de M. Mondou? La question mérite d'être posée.

Y a-t-il eu une décision précipitée par le conseil de Ville qui n'avait pas tous les éléments en mains? La réponse est définitivement oui!

D'autres investissements ponctuels effectués à l'Amphithéâtre mériteraient d'être examinés de plus près, dont notamment: la passerelle des journalistes et les bancs additionnels lors de la présentation de la Coupe Memorial qui a coûté plus de 1 million $ et qui ne seront réutilisés que pendant deux semaines tous les 30 ans, ainsi que le récent joujou de jeux de lumière qui a coûté 150 000 $ aux contribuables de Shawinigan.

S'ajoutent à tout cela et découlant de la même entente tripartite, la vente du club pour le prix de 1,3 million $ représentant à peine 32 % de sa valeur au marché en plus du célèbre contrat de location de l'Amphithéâtre qui donne au Groupe Mondou l'usage quasi exclusif du bâtiment (hors glace), des équipements et mobiliers et du stationnement ainsi que la totalité des revenus de publicité, de restauration et autres; tout cela pour la somme symbolique de 1 $.

De toute évidence, M. Mondou s'est avéré et s'avère toujours un négociateur prolifique. Pour la Ville, la question se pose: y avait-il et y a-t-il aujourd'hui un pilote dans l'avion?

Vivement un vérificateur général à la Ville de Shawinigan.

Michel Blanchet

Trois-Rivières




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