Trudeau, Couillard et les inondations

Pas surprenant que nous n'en avons pas fini... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Pas surprenant que nous n'en avons pas fini avec les inondations de printemps, sans compter d'autres catastrophes de mère Nature dans les prochaines années, mentionne l'auteur de cette lettre.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

L'auteur, Pierre-André Julien, est économiste et professeur émérite à l'Institut de recherche sur les PME.

La fonte rapide des importantes chutes de neige cet hiver et les pluies qui ont suivies ne sont pas exceptionnelles. Mais elles s'ajoutent à d'autres excès de la température dans les dernières années, telles les canicules de mai à septembre l'an passé; alors que normalement celles-ci n'apparaissaient qu'en juillet et, parfois, en août. Ce qui confirme que le réchauffement de la planète s'accélère comme nous le comprenons de plus en plus, sauf nos premiers ministres. 

Comme on le sait, ces derniers ont pourtant signé l'entente à la grande conférence de Paris de 2015 sur le climat pour justement limiter la production de gaz à effet de serre à 2 % en 2100, gaz qui est derrière ces fluctuations de plus en plus fortes de température. Mais on peut penser que cette signature était de la frime. 

Dans le cas de Trudeau, on sait qu'il a accepté la construction des oléoducs de Trans Mountain et de Kinder Morgan qui permettront l'arrivée annuelle de 400 pétroliers par année près de Vancouver, celui vers le Dakota du Nord, et celui d'Énergie Est au Québec; sans compter le maintien des subventions aux pétrolières, son accord pour élargir la production des sables bitumineux et, surtout, le non-respect de sa promesse à Obama en mars 2016 de restreindre fortement les émissions de méthane par les pétrolières et les gazières qui sont 25 fois plus nocives que les émissions de carbone.

De même, dans le cas de Couillard, qui semble faire une obsession avec les forages à l'île d'Anticosti tout en acceptant de payer des millions à des firmes qui n'ont même pas commencé à prospecter, il continue à approuver la construction d'Énergie Est. Alors qu'il sait très bien que cet oléoduc traversera plus de 830 cours d'eau dont plus d'une centaine mettront en danger des dizaines de sources d'eau potable, comme l'Outaouais pour Montréal et le Saint-Maurice pour Trois-Rivières.

Ce qui explique que les objectifs pour 2020 annoncés par nos deux premiers ministres lors de cette conférence n'ont plus aucune chance d'être atteints. Sans compter que ces derniers s'apprêtent à donner le feu vert ou à fermer les yeux sur la construction d'un énorme dépôt de déchets nucléaires, tels ceux de Gentilly-2, à Chalk River, déchets qui seront encore là dans plus de 1000 ans.

Bref, nos premiers ministres s'entendent comme larrons en foire pour faire gagner encore plus les multinationales qui sont en train de tuer la planète et surtout de faire en sorte que leurs dirigeants empochent de plus en plus de millions. 

Pas surprenant que nous n'en avons pas fini avec les inondations de printemps, sans compter d'autres catastrophes de mère Nature dans les prochaines années.




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