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Le courage des immigrants (123RF/eobrazy)

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Le Nouvelliste

Le courage des immigrants

Abandonner femme et enfants, père, mère et tous ses proches demande un courage quasi surhumain. J'ai eu le bonheur de rencontrer Yassin, un Soudanais, parrainé par des amis. Il parle couramment, outre sa langue maternelle, l'hébreu et l'anglais. Arrivé au Québec depuis peu, il s'est donné comme objectif de parler un bon français d'ici un an. Il y arrivera certainement, car il m'a avoué suivre des cours intensifs 12 heures par jour. Il consulte toutes les circulaires pour se familiariser avec notre langue écrite. Déjà, il comprenait une partie de notre conversation. Sachant l'importance de bien s'exprimer dans la langue de Molière, il redouble d'efforts.

À preuve, lorsque, à sa demande, je lui ai remis une recette de gelée de poivrons qu'il avait appréciée (en anglais), il me demanda tout simplement de la lui écrire en francais. Quelle persévérance!

À tous ces Yassin arrivés au Québec, je souhaite la bienvenue.

Je suis assurée quenous pouvons faire beaucoup pour faciliter leur intégration parmi nous.

Yolande Boisvert-Martineau

Trois-Rivières

Un événement historique

Le 25 mars dernier, entraînées par le OUI de Marie, se vivait, dans la congrégation des Soeurs de l'Assomption, à Nicolet, un événement historique rempli d'émotions, soit la désacralisation de notre chapelle de la maison mère.

Mgr Gazaille, évêque de Nicolet, présidait cette dernière Eucharistie, entouré de nos aumôniers d'hier et d'aujourd'hui. Il nous a rappelé que ce que nous vivons présentement s'inscrit très bien dans ce tournant que vit l'Église du Québec avec la fermeture des églises. C'est une invitation à vivre dans l'humilité et avec un coeur de pauvre, assurés que l'Esprit prépare des avenues nouvelles à vivre l'Évangile. 

Le rituel précis de fermeture, préparé par Soeur Suzanne Allard, consistait à enlever la pierre de l'autel central, de même que les pierres des autels latéraux. Ces pierres seront déposées dans la terre sacrée de notre cimetière. Moment fort de dépouillement et d'adieu à ce lieu magnifique, si cher à tous.

Le cierge pascal qui avait ouvert la célébration se retrouvait en tête pour la sortie et à mesure que nous avancions, les lumières du choeur et ensuite de la chapelle s'éteignaient graduellement pour bien signifier l'étape finale de ce vécu. L'émotion était palpable et pleine de respect. Sur le parvis, nous avons échangé la paix dans un climat de communion intense et notre évêque nous a bénies en nous invitant à poursuivre notre mission.

À la suite de ce temps fort dans notre chapelle, nous avons partagé des agapes fraternelles, riches des souvenirs de chacune en lien avec le vécu de notre maison mère. Un grand merci aux consoeurs de la maison mère et à nos employés qui ont rendu mémorable cette dernière rencontre en ce lieu.

Il semble qu'il soit ici bien à propos d'ajouter un merci émerveillé à M. Claude Parenteau pour sa lettre d'opinion parue dernièrement dans Le Nouvelliste, où il exprime avec chaleur et sur un accent de vérité, l'apport de la Congrégation dans l'enseignement, l'éduction de la foi chrétienne et la promotion des arts, au Québec, en Ontario, dans l'Ouest Canadien, aux États-Unis, au Japon, au Brésil, en Équateur, en Afrique.

Adrienne Roy, sasv 

Trois-Rivières




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