Bénévoles, il ne faut pas se laisser décourager!

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Le Nouvelliste

La Semaine de l'action bénévole est lancée. Depuis un certain temps, l'action bénévole fait la manchette et malheureusement c'est assez pour en décourager certains. Mais la majorité s'accroche, car le bénévolat est de plus en plus nécessaire.

Les services offerts par les gouvernements sont nettement insuffisants mais sont comblés par des hommes et des femmes qui ont à coeur le bien-être de leurs frères et soeurs dans le besoin.

Il est à souhaiter cependant qu'on cesse de mettre des obstacles de toutes sortes, pour satisfaire certaines structures gouvernementales, des statuts, des règles, des arrêts, des conventions ou tout simplement des syndicats sans âme et dépourvus d'empathie.

On se souvient tous de cette dame de Montréal qui voulait s'ouvrir un petit commerce. Pour sauver de l'argent, elle faisait elle-même la décoration. Un jour, un inspecteur, je ne sais de quoi, est venu lui dire qu'elle ne pouvait le faire car le local en devenant commercial nécessitait l'embauche d'un entrepreneur.

Il n'y a pas si longtemps, on a arrêté des parents qui, à leurs frais, avaient décidé de repeindre l'intérieur de l'école, afin que leurs enfants vivent dans des locaux agréables. Encore une fois, on les a arrêtés même si de vrais peintres, aussi bénévoles, les accompagnaient pour superviser le travail. Le gouvernement donne finalement son aval mais la FTQ-Construction revient à la charge.

Il en est de même dans les organismes communautaires. Les centres d'action bénévole avaient un noyau de retraités qui se faisaient un plaisir de faire des desserts chaque semaine pour les popotes volantes.

Tout à coup, ce n'était plus hygiénique et ces dames, certaines assez âgées qui le faisaient depuis plus de vingt ans, devaient cesser. Tous les plats préparés doivent maintenant être faits sur place. Ou encore, on achète gâteaux, muffins, etc. dans les supermarchés et on les apporte au centre. La bonne cuisine, préparée avec amour avec les recettes santé des grand-mères est remplacée par des desserts remplis d'additifs et de gras trans à haut niveau.

C'est la même chose pour les Aféas ou autres associations féminines qui, pour se financer, faisaient un dîner annuel où les dames concoctaient des desserts maison mais qui doivent maintenant les acheter, se privant ainsi d'une bonne source de financement. De plus, elles doivent obtenir un permis pour tenir leur activité. Un beau 32 $ pour le gouvernement.

Le Centre d'action bénévole de Grand-Mère a dû annuler son activité de la Saint-Valentin, appelée Sucrerie d'Amour, où tout était fait par des bénévoles encore une fois et qui rapportait près de 1000 $ par année pour aider un de ses services.

À la fin des années 90, nous avions formé le Comité de développement du parc de la Rivière-Grand-Mère pour donner un peu de lustre à cet endroit qui était devenu un dépotoir à ciel ouvert.

Après trois ou quatre corvées citoyennes, on nous a arrêtés car le syndicat des cols bleus s'était plaint. Imaginez-vous qu'on leur volait leur job, qui, de toute façon, n'avait jamais été fait. Cette année, on nous permet de faire une corvée mais encore ici, il faut prendre un permis.

Les «Bénévoles: créateurs de richesses» est le thème de cette année de la Semaine d'action bénévole du 23 au 29 avril. Les bénévoles méritants seront reconnus partout à travers la province et même les jeunes dans les écoles le seront car c'est la relève de demain qui doit être encouragée.

Merci à tous les amis bénévoles pour toutes ces heures d'amour et de partage qui favorisent la création et l'accès à la richesse sociale, communautaire, culturelle et humaine pour le bien-être de nos citoyens.

Gaston Bouffard

Shawinigan




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