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Avoir «l'air» handicapé? (123RF/eobrazy)

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Le Nouvelliste

Avoir «l'air» handicapé?

Lundi de Pâques en après-midi, dans le stationnement d'un supermarché, je stationne ma voiture dans le stationnement pour handicapés. J'ai ma carte à suspendre près du miroir avant. Il y a deux autres voitures stationnées portant cette même carte illustrée du symbole universel pour le handicap, un fauteuil roulant blanc sur fond bleu.

Un couple d'âge moyen est stationné au bout de cette rangée réservée aux personnes handicapées. Une des voitures stationnées conduite par une dame qui avait apposé sa carte à l'endroit voulu, elle la retire en partant, comme il est indiqué au dos de la carte. Le couple regarde partir la voiture, et le monsieur déclare: «Elle n'avait pas l'air handicapée, la madame!». J'ai eu envie de me rapprocher et protester auprès de cet homme. Lui dire que cette carte ne s'achète pas chez Walmart. Qu'il faut un examen médical serré pour que l'usage de cette carte soit valide. Et il faut que la personne qui a cette carte soit dans la voiture, qu'elle la conduise ou non, car elle a aussi une carte dans son portefeuille. Et que surtout elle n'est pas accordée à la légère. J'ai deux prothèses de hanches, et ça ne se voit pas, mais ma démarche n'est pas celle d'un marathonien. Est-ce qu'il faut avoir un fauteuil roulant ou des béquilles pour «avoir l'air handicapé»?

Des jugements pour le moins déplacés ne devraient pas ainsi avoir lieu. Il ne faut pas non plus prendre un stationnement pour handicapé quand on n'a pas droit à la carte, ça coûte 150 $ pour un billet de la police. Il faut surtout respecter les gens qui ont un handicap suffisamment sérieux. Mais ce n'est pas la première fois que j'entends de tels jugements irrespectueux, hélas!

Michelle Roy

Trois-Rivières

Grande traversée

On diffuse depuis peu une série à la télé d'ICI Radio-Canada qui s'intitule La grande traversée. Celle-ci s'emploie à imaginer le parcours de nos ancêtres à partir de La Rochelle sur un voilier trois mâts.

Sachons qu'un grand écrivain d'ici, autrefois, Clément Marchand, dans ses Courriers des villages, s'était aussi prêté à un exercice du genre. En voici un passage remarquable: «Ce matin le débarcadère est tout animé. Les chevaux piaffent sous les branlants appentis et l'éclatant juron des gabariers domine le fracas des felouques ballottées aux bouches des goulets. Une caravelle va bientôt partir vers un pays de songe, vierge encore, qu'on dit arrosé de fleuves géants et habillé de forêts bruissantes. La vieille France envoie sa contribution humaine, sa réserve d'aventure, ses économies de bon sens et de courage à la Nouvelle-France.»

Réjean Martin

Trois-Rivières




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