Une ville sans librairie est une ville sans culture...

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Le Nouvelliste

Je suis passé à la librairie La Foire du livre-Renaud-Bray à la Plaza de la Mauricie et j'ai appris une très triste nouvelle. C'est incroyable! La librairie va fermer ses portes.

On invite les gens à se procurer des livres, on incite les jeunes à lire, on annonce à grand renfort la présence des salons du livre, partout en province, on fait la promotion du français, on invite les parents à lire une histoire à leurs enfants avant de dormir, le Salon du livre de Trois-Rivières, cette année, était dédié en grande partie aux enfants, qu'est-ce qui se passe avec Renaud-Bray?

Je suis renversé, je suis triste, je suis déçu, Est-ce une décision financière? Est-ce une décision familiale? Est-ce une décision administrative? Que fait le ministre de la Culture au Québec? Je suis choqué! La date annoncée, le 15 avril! Je suis sous le choc. Une ville sans librairie, c'est une ville sans culture. À la rigueur, il y a les bibliothèques, mais elles ne sont pas là pour répondre aux besoins du public qui désire se procurer tel ou tel livre.

Chers employés, il n'y a rien de réjouissant pour chacun de vous, vous qui avez investi votre temps et vos énergies pour présenter une librairie de classe plutôt qu'un «marché aux puces du livre». Je suis peiné pour chacun de vous. Lorsqu'on voit les sommes dépensées par nos gouvernements dans des projets cul-de-sac, il y a lieu d'impliquer nos décideurs politiques municipaux, provinciaux et fédéraux. Le dernier budget provincial parle du Fonds des générations, les librairies à mon humble avis en sont des fonds pour nos générations futures.

Aux gens de coeur qui y travaillent, je suis solidaire de vos actions; mes pensées les plus positives accompagnent vos journées. Vous ne méritez pas de vivre cette fermeture, annoncée de façon aussi cavalière et brutale. Vous êtes jeunes, vous êtes l'avenir et vous avez droit au respect. Gens de la région de la Mauricie, habitués de fréquenter cette librairie et je m'inclus, emboîtons le pas et demandons à Renaud-Bray de faire marche arrière.

Guy Arcand

Shawinigan




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