À donner des haut-le-coeur!

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Le pdg de Bombardier Alain Bellemare et le président du conseil d'administration, Pierre Beaudoin

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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Le Nouvelliste

C'est totalement inacceptable de voir des hauts dirigeants de Bombardier s'octroyer des hausses salariales (bonis de performance) de 48 % totalisant 43 millions de dollars, sous prétexte que «cela reflète la solide performance de la haute direction dans l'exécution du plan de redressement de la compagnie», quand ce plan consiste essentiellement à faire du chantage économique auprès de nos gouvernements: un prêt sans intérêt de 375 millions $ du gouvernement fédéral et une aide financière de 1 milliard $US (1,35 milliard $CAN) du gouvernement du Québec.

La perception des contribuables est que cette compagnie (Bombardier, qui se dit un fleuron de l'entrepreneuriat du Québec) est une profiteuse de la pire espèce. 

De plus, le fait de voir notre premier ministre Couillard dénoncer du bout des lèvres cette arnaque me donne des haut-le-coeur.

Dans un dossier plus régional, soit celui de Delastek, un conflit de travail qui dure depuis deux ans, permettez-moi de douter de la réelle volonté de son président, M. Claude Lessard, de vouloir régler ce litige.

Dans un article du Nouvelliste du 1er avril dernier, M. Lessard laisse entendre que le conflit porte en grande partie sur la recherche et développement vs la production et qu'il a un jugement en sa faveur.

Par ces déclarations incendiaires («Qu'ils isolent leur roulotte et qu'ils se mettent à l'air climatisé cet été, le beau temps arrive, peut être vaudront-ils rester dehors pour se faire griller»), M. Lessard au lieu de calmer le jeu, ne fait que de jeter de l'huile sur le feu.

Dans ma compréhension de ce dossier, Delastek est un fournisseur de composantes de pièces de la CSeries de Bombardier.

Comme le mentionne M. Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor, «si le donneur d'ouvrage voulait que ce conflit se règle, il mettrait la pression nécessaire sur Delastek pour qu'il s'assoie à une table de négociation afin de mettre fin à ça.»

Par ces généreuses subventions offertes à Bombardier de la part du gouvernement du Québec, Bombardier et le gouvernement du Québec doivent mettre toute la pression nécessaire afin de forcer un règlement dans ce dossier. 

Voilà une belle occasion je crois, pour le gouvernement du Québec ainsi que pour Bombardier, de redorer leur image et de permettre aux citoyens du Québec de croire à un monde plus juste.

Normand David

Grandes-Piles




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