Le visage caché de Parent

Un vent d'optimisme soufflerait sur Parent. Mais l'auteure... (Archives Le Nouvelliste)

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Un vent d'optimisme soufflerait sur Parent. Mais l'auteure de la lettre, qui y habite, ne le sent pas du tout. Bien au contraire...

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Ça faisait longtemps que je n'avais pas couiné. Je présume que Simon-Napoléon doit se retourner dans sa tombe ces jours-ci. Depuis quelques mois, on nous informe d'un vent de positivisme à Parent. Suis-je la seule à ne pas le voir? Il s'agirait vraisemblablement d'investissements pour Parent.

En début 2016, nos commerçants avaient le vent dans les voiles avec l'annonce de la construction des unités d'hébergement. Ils entrevoyaient innovation et prospérité. Ce n'est plus le cas maintenant, ils se sont plutôt fait couper l'herbe sous le pied.

N'avez-vous pas remarqué que les stationnements de nos restaurants sont vides? Que nos aubergistes ont de la difficulté à boucler leur fin de mois parce que la sous-traitance de notre usine, par obligation contractuelle, doit se faire héberger et nourrir par Rémabec. Il est où l'investissement pour le village?

À 25 $ pour trois repas par jour, assez difficile à surpasser pour nos commerçants. Des emplois, il y en a, mais notre moteur n'informe pas la population existante. Ils veulent des gens de l'extérieur pour rentabiliser leurs unités. À mes yeux les retombées parentoises diminuent et celles de Rémabec augmentent.

Sérieusement, l'usine investit dans notre village? Regardons sous la couverture, ce n'est pas le même portrait. On a reçu un don d'asphalte sur notre patinoire, gracieuseté de l'usine et des demandes de notre conseillère en réflexion électorale.

Ce que vous ne comprenez pas, c'est qu'encore une fois Parent reçoit des restants et que ceux-ci ne feront qu'augmenter nos évaluations et nos taxes de secteur (améliorations locatives) pour un lieu quasi désert qui ne sert que quelques jours par année.

Même chose pour la construction du pont en remplacement du traversier. À savoir comment un OBNL s'est vu octroyer aussi rapidement une aide financière du gouvernement du Québec dans les six chiffres à environ 75 % des coûts du projet? En faisant de la sorte, l'organisme voulait tout simplement allonger sa saison pour le plaisir des usagers. Rémabec n'investit pas un centime et elle aura son accès de transport pour bûcher aux abords Hautes-Laurentides.

Pensez-vous vraiment que ce pont sera pour faciliter l'accès aux véhicules hors route sur notre territoire et augmenter la rétention touristique? Ce même organisme a déjà concrétisé par lui-même le premier projet de réfection de l'autre pont de la Bazin, conditionnellement à une entente utilisateur-payeur jadis avec Kruger-Industrie Parent, que Rémabec n'a jamais eu l'intention de respecter.

Le carnage forestier est plus que visible. Elle est où notre aire protégée? Qu'à cela ne tienne: Rémabec coupe, se fout royalement des sentiers VHR et La Tuque reçoit et coupe encore. 

La cerise sur le sundae? On apprenait que Rémabec a fait des promesses à notre journal communautaire à grands coups d'applaudissements lors de la dernière réunion publique. Ce média qui tente avec tous les moyens possibles de reprendre son envol.

Les dirigeants du journal ont transmis leur demande après une poignée de main officielle devant la population. À ce jour en veille d'impression, ils n'ont toujours pas reçu d'accusé de réception, de réponse favorable encore moins de chèque. Rémabec a-t-elle changé son fusil d'épaule?

On a beau se péter les bretelles et se faire du capital politique en vue des prochaines élections en se servant des améliorations que Rémabec envisage pour Parent. Des emplois oui mais aussi une hausse de nos taxes, une dégradation financière pour nos hébergeurs et nos restaurateurs, un problème et un fléau flagrant de drogues, de no man's land et de nuisances résidentielles dus à l'horaire inhumain que l'usine offre à ses travailleurs. Comment pouvons-nous convaincre de nouvelles familles à venir s'installer chez nous?

Marie-Claude Guimond

Secteur Parent

La Tuque




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