Cessez votre carnage!

Plus de 9000 personnes ont signé la pétition... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Plus de 9000 personnes ont signé la pétition réclamant le rétablissement et la pérennité des services spécialisés au centre Christ-Roi de Nicolet. La mairesse Geneviève Dubois rencontre mardi le ministre de la Santé Gaétan Barrette, alors que cette pétition sera déposée à l'Assemblée nationale.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Mépriser: le Larousse renvoie à l'action de considérer quelqu'un, sa conduite comme indignes d'estime, de considération. Le mépris au Québec semble être l'adage du PLQ et du bon docteur Couillard et de sa garde rapprochée, depuis son arrivée en fonction.

Toutefois, la signature par 9000 des nôtres à Nicolet et dans la région, d'une pétition visant le maintien de l'offre de services du réseau de la santé et des services sociaux, lance un message univoque.

Depuis les premières coupures, et j'y étais de ce premier combat, notre territoire nicolétain a connu une saignée. Ma première fille a pu venir au monde à l'hôpital du Christ-Roi; pas la seconde. Des gestionnaires du réseau en avaient décidé autrement.

La mobilisation a été réelle et engagée, mais n'a pas suffi. C'était il y a plus de 20 ans. Il fallait fermer les lits, le bloc opératoire, la maternité, tout cela au nom d'une gestion responsable ou plutôt, d'une vision «économico-centriste»: dorénavant, tous et toutes vers Trois-Rivières.

Nous étions nombreux et nombreuses au combat en 1996. Par la suite, nous avons connu une période de calme relatif. J'étais à ce moment-là un élu «communautaire» au conseil d'administration de la Régie régionale de la santé et des services sociaux. 

Nous avons même pu procéder au montage et à l'ouverture de notre projet collectif de Maison des naissances.

Mais cela était sans devoir compter sur l'entêtement du Parti libéral du Québec, avec en tête son groupe de «médecins», pour venir accomplir l'étape ultime à Nicolet en 2017, vingt ans après la première salve (menée j'en conviens par l'autre parti).

Ainsi, ne nous surprenons pas: les DG actuels des CIUSSS sont des subalternes de Québec. Les ficelles sont tirées du bunker du ministre. Et l'élan politique est éminemment centralisateur et réductionniste de l'offre.

Pourtant, le réseau de la santé et des services sociaux est un acteur indispensable dans le développement d'un Québec juste, équitable, inclusif... et en santé! 

Dans cette foulée, il lui faut éviter l'hypertrophie dans les grands centres urbains et en contrecoup, l'atrophie dans les milieux ruraux et semi-ruraux.

Dans ce contexte, je salue avec insistance et reconnaissance l'action lancée par notre mairesse, Madame Dubois, et des actrices et acteurs de notre milieu. Ensemble, ils et elles ont osé prendre la parole et dénoncer des virages improvisés et politico-affairistes, menés par le parti au pouvoir et ses sbires, hauts fonctionnaires.

La parole citoyenne s'exprime dans les 9000 signatures recueillies.

Ce sont des voies élevées contre la «baretto-cratie» de bas étage dont sont particulièrement victimes les populations et leurs communautés. Ajoutons à cela les nombreux projets de loi adoptés dans la controverse et avec improvisation en santé et services sociaux.

L'ensemble de l'oeuvre en matière de santé et de services sociaux de ce gouvernement et de ses diktats, vient imposer le chaos dans un réseau porté à bout de bras par une masse de travailleurs et de travailleuses syndiqués, pour un très haut pourcentage des femmes.

Permettons le dialogue tangible avec les populations.

La gratuité, l'universalité et l'accessibilité sont les grandes qualités à préserver de notre réseau.

Cessez cette bataille idéologique, Monsieur le premier ministre.

Jean Fournier

Nicolet




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