La revanche des Sarrasins

Au moyen âge, les croisées combattaient les Sarrasins parce qu'ils n'étaient... (Infographie Le Soleil)

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Le Nouvelliste

Au moyen âge, les croisées combattaient les Sarrasins parce qu'ils n'étaient pas chrétiens. Et les Sarrasins combattaient les chrétiens parce qu'ils n'étaient pas musulmans. Les religions étaient des instruments de pouvoir comme de nos jours devenues. Pourquoi la dictature de la pensée fait-elle tant de victimes ici comme en Syrie?

Bien sûr l'événement terroriste du 29 janvier dernier est horrible. Je ne pleure pas les musulmans qui ont péri, mais les êtres humains dont on a pris la vie. Cette tuerie nous a démontré après coup que la religion, dépouillée de la tentation du pouvoir, devient consolation et espoir.

Elle ne mène pas à des portes closes comme l'écrit Malraux. Mais attention! Je conserve une petite gêne lorsque je me rappelle les démarches des musulmans il y a quelques années pour substituer la charia aux lois canadiennes en matière de divorce entre islamistes. C'était en Ontario et ça a presque réussi. Et les crimes d'honneur? Et les Charkaoui? Sont-ils nombreux? Islamophobie dites-vous? Pas du tout. Ce sont des faits.

Dans notre région, on discute de laïcité à la dure et ceux qui le font ont détourné le débat vers l'existence de Dieu. C'est aussi triste qu'oiseux. Ceux qui nient son existence ne le savent pas plus que moi. Ils sont seulement suffisants et un peu prétentieux. Et ceux qui comme moi affirment sa présence sont aussi ignorants que les premiers. Il reste la foi. Si je veux croire, ça me regarde. Si un autre ne le veut pas, c'est son affaire.

On prêche la laïcité à la dure surtout en réaction à l'Islam. Quant aux musulmans d'ici, voici ce que j'en dis en toute naïveté et sans arrière-pensée. Puisque d'Orient vous êtes venus en Occident, vous régleriez 75 % de vos problèmes avec vos frères et soeurs d'accueil si vous portiez volontairement une tenue vestimentaire plus occidentalisée.

Ce sont des coutumes et des costumes bien inutiles, d'autant plus que nous avons connu pareille situation dans les années cinquante. Nos prêtres portaient soutane et nos religieuses étaient encastrées dans une sorte de sarcophage en tissu. C'était l'époque où ils exerçaient sur nous une étreinte suffocante. Ne commettez pas la même erreur.

Pour terminer, sachez que nous habitons une prison dont les murs sont faits d'espace et de temps. Malheureusement, nous ne pouvons pas voir au-delà de cet espace-temps. Mais nous ne croyons pas au néant pour autant. Vous savez comme moi qu'un âne chargé de livres ne sera jamais un âne savant. Mais si le néant était par malheur son destin, alors je prierais quand même pour le repos de votre «âne». C'est la moindre des choses «ici bât».

Serge Gagnon

Louiseville




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