Vivre en résidence

Je vis en résidence pour aînés depuis six mois. J'y ai trouvé tout ce pour quoi... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Je vis en résidence pour aînés depuis six mois. J'y ai trouvé tout ce pour quoi j'avais pris cette décision; pour la sécurité et les nombreux services offerts, ce qui simplifie grandement ma vie.

Mais, bien sûr, il a fallu m'adapter à cette nouvelle situation, comme du reste j'ai vécu les étapes normales pendant toute ma vie: enfance, adolescence, vie adulte, mariage, décès d'êtres chers, etc.

La chose qui me manque le plus à présent, c'est l'impossibilité de recevoir mes ami(e)s comme je le faisais jadis. Il ne m'est plus possible de les inviter à partager un repas qui, agréablement, commençait par l'apéro et se continuait en se révélant être un moment où l'amitié et la gastronomie faisaient un heureux mariage, grâce à la bonne entente et à l'inépuisable gentillesse de tous.

Je déplore ne plus avoir quelqu'un avec qui partager mes idées, avoir des discussions interminables mais combien inspirantes et captivantes. Je comble donc cette faille en y engouffrant avec avidité la lecture de la page éditoriale du Nouvelliste. La rubrique «Opinion» et les lettres des lecteurs que je lis de la première à la dernière ligne à chaque parution, me procurent matière à cogiter. 

Réflexion et discussion se bousculent dans mes pensées à longueur de jour. Je suis souvent d'accord avec les auteurs de ces articles et quelques fois non. C'est ainsi que, de temps en temps je me permets d'émettre mes propres opinions.

Ainsi, l'opinion de M. Maurice Milot dont l'article a paru il y a quelques jours et qui s'intitulait «Religion ou éthique?» rejoignait ma façon de voir cette importante question. Ça me choque profondément de voir qu'on puisse encore aujourd'hui croire ce que la religion nous a enseigné.

Quand on s'arrête à y bien penser, tous ces préceptes sont si peu crédibles. On sait depuis longtemps que toutes les religions sont des inventions humaines qui ont été créées pour le pouvoir et la domination.

Là où je ne suis plus d'accord avec l'énoncé de monsieur Milot, c'est lorsqu'il affirme que nos actes posés nous viennent des autres, que nous ne pouvons être moralement et véritablement responsables de ce que nous faisons. 

C'est sûr que nous sommes tributaires de nos gènes, de notre culture, de nos connaissances acquises, mais à mon avis, entre notre naissance et notre mort, il y a la vie et c'est nous et nous seuls qui, par notre libre arbitre en sommes responsables. Ce sont les choix que nous ferons qui en détermineront le cours. 

Pour ma part, tout au long de ma vie je me suis attribué la faute ou l'erreur commise car, si j'avais reporté la faute sur quelqu'un ou quelque chose d'autres, je n'aurais eu aucune possibilité d'y remédier. Quand c'est la faute des autres, c'est comme pour les sentiments, on ne peut rien y changer. 

Je crois vraiment que nous sommes responsables de nos actes, nous sommes les artisans de nos échecs et de nos réussites. 

Réjeanne Matton

Shawinigan




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer