Des écrits et des mots, mais pas de réponse

Au Québec, la religion brûle et s'éteint en même temps. Depuis un demi-siècle,... (Infographie Le Soleil)

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Le Nouvelliste

Au Québec, la religion brûle et s'éteint en même temps. Depuis un demi-siècle, nous avons entrepris de sortir le catholicisme de notre quotidien; en dépit avouons-le, de tout le bagage positif qu'il nous a légué. La stratégie de la peur et les trop nombreuses absurdités ont causé sa descente aux enfers - sans jeu de mots.

De son côté, Rome ne semble pas trop pressé de comprendre. Le pape François fait des efforts louables mais il se bute aux longues soutanes colorées qui forment la curie. Sans compter les Marc Ouellet de ce monde - ex-cardinal de Québec - qui traînent de la patte. Depuis quelques temps par contre, c'est au tour des Témoins de Jéhovah de faire les manchettes, mais pas pour les bonnes raisons. Le lavage de cerveau des sectes religieuses fait encore son oeuvre et les idioties en découlent. Parallèlement, les commentaires émergent davantage sur l'ampleur, le passé et le futur de l'humanité, ou si vous préférez, l'existence de Dieu. On échange sur le début des temps et la grande randonnée de l'éternité. Le 11 novembre dernier, Denis Frappier de Saint-Justin y est allé dans cette page, d'une intéressante réflexion sur la richesse de certaines religions, l'après vie terrestre, etc. Puis, trois jours plus tard, nous avons eu droit à toute une envolée, presque scientifique, d'André Désilets de Trois-Rivières. Il s'est fait en peu négatif concernant notre société et son futur. Il a prétendu que les grands penseurs de notre époque - lire sans doute les psychologues, physiciens, astronomes et autres - sont à bout de souffle. Pourtant, ces gens d'un haut savoir indéniable, ne sont guidés que par la prudence la plus élémentaire. Ils ne font que freiner les ardeurs des croyants purs et durs.

Considérant les volets immensité et éternité de la question, notre planète ne représente qu'une goutte d'eau dans un océan imaginaire. Comment alors, pouvons-nous affirmer détenir la réponse? Personnellement, cette grande vérité m'échappe. Je suis donc agnostique et je sais humblement que je ne sais pas. Par contre, le passé n'est plus, le présent me fascine et le futur a toute ma confiance.

Roger Matteau

Shawinigan




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