Ce n'est pas de gaieté de coeur! 

Pierre Paradis... (Archives La Tribune)

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Pierre Paradis

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Le Nouvelliste

L'auteur, Jean-Marie Giguère, est président du conseil d'administration de l'UPA Mauricie.

Les nouvelles réalités agricoles imposent une réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). Tous les intervenants du monde agricole s'accordent sur ce point. En mars dernier, le ministre Paradis a pris, sans consultation, la décision de réformer le PCTFA, clamant haut et fort qu'elle serait à coût nul pour les agriculteurs. En réalité, les hausses de taxes sont de l'ordre de 30 à 40 %, ce qui a été confirmé par une firme indépendante de vérificateurs.

Ces programmes sont monnaie courante ailleurs au Canada, dans bon nombre d'États américains et en Europe. Ils permettent de tenir les entreprises agricoles à l'abri des hausses de taxes liées à la spéculation sur la valeur des terres. Le PCTFA n'est effectif que sur la valeur des terres et des bâtiments agricoles, les producteurs paient, comme leurs concitoyens, 100 % des taxes foncières pour leur maison et le terrain où elle se situe. Ce programme est rendu nécessaire afin de maintenir une agriculture performante, première industrie primaire au Québec et génératrice de 40 000 emplois directs et indirects. 

À plusieurs reprises, l'Union des producteurs agricoles (UPA) et d'autres organisations de renoms ont sommé le ministre d'établir une table de travail afin de limiter les impacts majeurs de cette réforme. À ce jour, force est de constater que les producteurs agricoles se sont butés à une fin de non-recevoir, le ministre Paradis se campant dans une rhétorique méprisante face à l'épreuve des faits. Maintenant, il nous faut réagir!

Les producteurs agricoles sont parties prenantes de la société. À ce titre, ils ont toujours été heureux de permettre aux amateurs de plein air de traverser leurs terres pour la pratique de la motoneige et des sports quads. À contrecoeur, face à un ministre qui fait la sourde oreille et évite le dialogue, nous sommes dans l'obligation de monter d'un cran la pression. À cet effet, afin de donner un signal clair au gouvernement, les producteurs agricoles interdiront, à compter du 1er février prochain, l'accès à leurs terres pour la pratique des sports d'hiver. 

Cette décision n'a pas été prise de gaieté de coeur. Nous payons des taxes sur ces lots que nous rendons disponibles à la population. Le ministre Paradis ne semble pas le considérer. Peut-être qu'ensemble, nous arriverons à lui faire entendre raison. Les producteurs agricoles sont tristes de devoir en arriver à cette solution pour une simple demande de dialogue. En souhaitant qu'il retrouve la voie de la raison pour que nous puissions, fidèles à notre réputation, vous accueillir encore chaleureusement chez nous.

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