Train hypothétique cherche gare idéale

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Si le retour d'un service de train de passagers à Trois-Rivières se confirme, il serait plus que souhaitable de redonner à la gare de la rue Champflour sa fonction première plutôt que d'aménager une nouvelle gare à l'autre bout de la ville.

La Presse

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

Si le retour d'un service de train de passagers à Trois-Rivières se confirme, il serait plus que souhaitable de redonner à la gare de la rue Champflour sa fonction première plutôt que d'aménager une nouvelle gare à l'autre bout de la ville.

Il y a une dizaine d'années, quand les promoteurs d'Olymbec étaient venus annoncer leur projet de construction d'immeubles résidentiels locatifs le long des rues Champflour et Nérée-Duplessis, ceux-ci affirmaient qu'ils croyaient en la revitalisation du secteur et se disaient déjà convaincus que les trains de passagers allaient, un jour ou l'autre, être de retour à Trois-Rivières. La gare, selon les gens d'Olymbec, était appelée à reprendre du service.

Le maire Yves Lévesque était alors emballé par ce qu'il entendait. Et il partageait la conviction de Derek Stern et de Philippe d'Alcantara.

Ça faisait du bien de lire, dans la nouvelle parue jeudi dans ces pages concernant l'emplacement de la future gare, que le maire Lévesque n'a pas écarté l'hypothèse de faire de la gare une vraie gare, lui dont le coeur balance sans doute entre ce projet et celui d'une gare au District 55.

Yves Lévesque fait preuve de lucidité quand il mentionne qu'il a demandé à ce que la gare de la rue Champflour, actuellement sans locataires, soit laissée vide au cas où le train revienne. La Ville aurait pu y envoyer travailler des employés municipaux. L'intention du maire est noble, mais il faut aussi dire que si le train est confirmé au cours de la prochaine année, ce n'est pas demain la veille qu'on pourra acheter un billet.

Peu importe qu'elle soit vide ou non, la gare patrimoniale de la rue Champflour devra être sérieusement considérée pour l'embarquement et le débarquement des passagers d'un éventuel train à grande fréquence. C'est la plus proche du centre-ville. Et les gares, c'est dans les centres-villes que ça se trouve.

Là-dessus, les dirigeants de la Société de développement commercial ont parfaitement raison. La construction prochaine du centre d'événements et de congrès interactifs à l'hôtel Delta générera une augmentation du tourisme d'affaires. Et s'il y a des congrès ou des événements majeurs, plus la gare sera proche du centre-ville, mieux ce sera. En fait, une gare au centre-ville aurait pour effet de consolider les investissements réalisés ou en cours de réalisation, ce qui est considérable.

L'autre facteur qui devrait sauter aux yeux de tous les intervenants, c'est que la gare existe déjà. Elle ne demande pas mieux que de retrouver sa fonction initiale. La fameuse revitalisation dont parlaient déjà le maire et les investisseurs en 2006 pourrait enfin avoir lieu. 

La bonne nouvelle, quand on voit que des discussions ont lieu sur l'emplacement d'une gare, c'est qu'il y a quelqu'un à Trois-Rivières qui semble disposé à préparer le terrain au retour du train de passagers.

Quant à l'emplacement de la gare, il s'agit d'un dossier émotif qu'on ne peut laisser uniquement entre les mains de promoteurs. On parle ici d'un élément majeur pour le transport interurbain et inévitablement, ça doit devenir une préoccupation d'urbanisme qui pourrait faire l'objet d'une consultation publique.

Le maire Lévesque a indiqué que si le projet de train à grande fréquence avec arrêt à Trois-Rivières se confirme, le District 55 et la gare de la rue Champflour allaient être les deux seuls emplacements analysés. C'est bien de déjà limiter ainsi l'analyse. Mais en même temps, on se prive de la pertinence d'évaluer la possibilité d'implanter une gare au hangar no 1 du port.

Non seulement l'emplacement est intéressant, mais si les voies ferrées sont disponibles, ç'aurait pu justifier les coûts astronomiques engendrés par l'aménagement des traverses des Ursulines et des Commissaires, donnant accès à Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

C'est le genre de proposition qui pourrait émaner d'une consultation publique. Ne nous privons pas d'une telle opportunité, si le train finit par vouloir repasser à Trois-Rivières.

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