Bravo et merci, Érika Soucy!

Érika Soucy... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Érika Soucy

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Le Nouvelliste

En réaction à l'article intitulé «La poétesse Érika Soucy riposte à ''Rambo'' Gauthier», publiée dans notre édition du mardi 17 janvier.

Bravo à cette jeune femme qui n'a pas craint l'imposant - de stature seulement - Rambo pour exprimer la pensée des femmes de la Côte-Nord.

Les femmes de ces contrées éloignées du Québec comme toutes celles de la province sont avides d'apprendre et de s'émanciper sauf que les avantages multiples de la culture générale et ceux d'une solide instruction leur ont été et leur sont, encore aujourd'hui, refusés. Le ministre de l'Éducation devrait s'y pencher sérieusement... 

En l'an 2000, j'ai eu l'occasion d'enseigner le français à Blanc-Sablon et j'ai beaucoup appris de ce groupe d'élèves adultes. Avec patience et humilité, il m'a fallu repenser les règles de base de notre fameuse grammaire Grevisse et surtout adapter tous les exemples fournis afin d'expliquer les difficultés de notre langue. Car, pour ces élèves, les exemples cités n'avaient aucune résonance, n'éveillaient aucune réalité connue.

Lorsque je leur ai parlé de l'importance du Larousse ou du Robert, pour appuyer mes dires, j'ai voulu avoir sous la main ces précieux outils didactiques; malheureusement, je n'ai trouvé aucun dictionnaire ni dans l'école où je me trouvais ni au magasin général de l'endroit. Comment arriver à former les esprits, à développer les connaissances sans bouquins appropriés?

Donc si les écoles du Grand Nord ou des autres régions éloignées étaient aussi bien équipées que celles qui existent dans la plupart des autres régions, les jeunes générations sauraient, apprendraient...

Érika Soucy en profite pour conseiller l'arrogant Rambo sur l'avenir de la jeunesse de la Côte-Nord: «...et si la solution était dans l'ouverture, dans la culture, dans la connaissance? Et si c'était pour les écoles des régions éloignées qu'il fallait que tu gueules à l'Assemblée nationale?», lui dit-elle courageusement.

Érika Soucy nous prouve bien que les jeunes femmes d'aujourd'hui ne parlent plus guère que de mode ou de chiffons. Elles savent exprimer leur point de vue. Bravo Érika!

Yolande Boisvert

Trois-Rivières

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