La fermeture de la CIP

Comme tous ses collègues de travail à l'emploi... (Archives Le Nouvelliste/Appartenance Mauricie)

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Comme tous ses collègues de travail à l'emploi de PFCP, Baptiste Lamarche a quitté l'usine le 9 janvier 1992 en raison de sa fermeture.

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Le Nouvelliste

L'auteur, Jean Lamarche, est le fils de Baptiste Lamarche, un ancien travailleur de la CIP qui, avec plusieurs de ses collègues, a vécu la fermeture de la CIP, le 9 janvier 1992. C'était il y a 25 ans.

Le drapeau de la compagnie est descendu

L'usine a poussé son souffle dernier

Les gars s'en retournent avec une prime

Des souvenirs, des regrets, des amitiés

 

Le moulin vient d'être vendu

Plus rien ne sort des cheminées

Le quartier ressent soudain la déprime

La nostalgie des belles années

J'ai vu mon père ranger sa boîte à lunch

Ma mère se chercher une job d'appoint

Des gars fiers plonger dans l'abysse

Des pensées vides du quotidien

 

Des groupes ont bien sûr pris la défense

Don Quichotte contre l'économie

La lueur blanche de la fausse relance

La noirceur d'un automne gris

 

La nouvelle a pris de la place dans le journal

Des esclandres de tous les élus du coin

Moi ce que je trouvais qui faisait le plus mal

C'était de les lire sur du papier brésilien

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