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Petit papa Noël est parti... (123RF/eobrazy)

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Le Nouvelliste

Petit papa Noël est parti...

Un autre Noël qui sera différent encore cette année. Un deuxième Noël où manquera encore notre papa et ce sera le premier sans ma belle-maman. 

Pourtant, j'ai toujours aimé Noël et le temps des Fêtes. Ma mère aussi. Toute la famille d'ailleurs. Ce temps de l'année où on se fait des cachettes à propos des cadeaux qu'on n'aurait «soi-disant» pas achetés. Où les petits «mensonges blancs» sont permis... à propos de qui a pigé qui... Les listes qui apparaissent, plus nombreuses, de jour en jour, sur le frigo, et qui nous permettent d'en savoir un peu plus, sur le genre de souhaits que fait chaque membre de la famille. 

Bien sûr, on y inscrit parfois des titres de livres, des CD de chanteurs préférés - qui ne font pas l'unanimité, aux goûts de certains -, ce petit appareil électroménager superflu qu'on n'ose pas s'acheter, ce forfait bichonnage de luxe, ce coffret-collection, ce jouet tant désiré ou encore, cet outil chez Canadian Tire qui nous aiderait tant dans nos menus travaux de rénovation! Et pour ceux qui ont moins d'idées, ou qui veulent se garder le droit de choisir, les fameuses cartes-cadeaux. 

Mais ce qu'on n'écrira jamais sur nos listes, c'est le souhait d'être tous présents, l'an prochain... Souvent on y pense, mais on en parle rarement. 

Un de mes plaisirs des Fêtes, lorsque j'étais petite, était de plisser mes yeux pour regarder les lumières multicolores du sapin de Noël, toutes ces petites billes lumineuses entre mes cils, c'était tellement féérique! Peut-être que tous les enfants font ça... Quoi qu'il en soit, je le fais encore!.

Je me rappelle, une fois nous étions partis, toute notre petite famille, chercher notre «vrai» sapin dans la forêt, «sur la côte» derrière chez nous. Papa conduisait le Sno-Jet, auquel il avait attelé la carriole pour y coucher l'objet de notre chasse. C'était un soir de pleine lune.

On aurait dit un film tellement c'était de toute beauté. Nous étions tous en santé, tous en forme... et surtout, tous ensemble. Cette excursion qui nous semblait si normale et banale en était pourtant une des plus extraordinaires qui soit. 

La fois où j'avais demandé au père Noël une maison de Barbie. Comme à l'époque, le budget alloué aux présents de Noël était beaucoup plus modeste que maintenant (rappelons-nous, c'était en 1967), mes parents en avaient fabriqué une eux-mêmes. Et une vraie belle! Puisqu'ils avaient utilisé des restes de matériaux qu'on avait à la maison, n'ai-je pas reconnu, à peine ma maison déballée, la même tapisserie que celle de notre cuisine! Étrangement, plutôt que de soupçonner la supercherie de Noël, (ils m'ont raconté s'être échangés des regards craintifs) eh bien j'ai été ravie et surtout tellement heureuse de constater que le père Noël avait les mêmes goûts que notre famille en matière de décoration! Non mais, c'est pour vous dire à quel point j'y croyais, au père Noël!

Malgré tout, la vie continue de nous pousser vers l'avenir... Et chaque année nous amène son lot de belles surprises pour la famille. Soit on accueille un p'tit nouveau ou une p'tite nouvelle, blonde ou chum, de l'un ou de l'autre. Soit on se prépare à la venue d'un petit bébé tout neuf. Nous aurons cette chance, en décembre, d'agrandir notre famille d'un nouvel être cher, le petit garçon de ma belle-fille. On a tous très hâte bien sûr. On a déjà fait nos premiers voeux: que l'accouchement se passe le mieux possible, pour lui et sa maman et que le bébé soit en santé.

Ceci dit, il me semble que les lumières sont moins éclatantes cette année. Que les sapins ont perdu de leur prestance. Que la magie des Fêtes s'est estompée... 

Non, je n'aurai ni foulard, ni bijou à magasiner pour Jocelyne... ni de Canadian Tire à visiter pour mon papa...

Malheureusement cette année, il manquera à plusieurs un être très cher.

Louise Dolbec

Saint-Marc-des-Carrières

La crèche de la cathédrale de Trois-Rivières, réalisée... (Facebook) - image 2.0

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La crèche de la cathédrale de Trois-Rivières, réalisée par les Pauvres de Saint-François.

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Prendre le temps de vivre Noël

En ces temps de réjouissances, que diriez-vous de prendre un instant et de vous arrêter afin de venir contempler une crèche merveilleuse? Fruit du travail des Pauvres de Saint-François, cette immense crèche est érigée entre les murs de la cathédrale de l'Assomption de Trois-Rivières. 

Petits et grands, seul ou en famille, vous pourrez y admirer des pièces uniques ainsi des dizaines de personnages issus de la Bible, nous rappelant que la célébration de Noël va bien au-delà de l'achat de cadeaux. De plus, cette année, on dit que la crèche est plus grandiose et belle que jamais!

Prenez le temps de véritablement vivre Noël. Tous peuvent venir la visiter entre 13 h 30 et 16 h 30, tous les jours, pendant toute la durée du temps des Fêtes.

Antoinette Bilodeau

Trois-Rivières

Et si l'indifférence retournait dans son étau...

Ce texte de Noël et de la Nouvelle année 2017 prenant son irrésistible frénésie dans quelques jours se veut un hommage à l'amour sur les différentes facettes de son immense pouvoir. J'ai le bonheur d'avoir cultivé des amitiés au-delà des décennies qui ont jalonné ma vie. Des amitiés précieuses, d'une couleur différente, teintées d'une profonde affection et d'une fidélité inestimable. J'ai aussi eu le bonheur de connaitre des amours qui ont fait de moi la femme que je suis.

Des êtres inoubliables, des absents aussi, car dans la vie, l'on se doit de composer avec les personnes qui, un jour, ont décidé de poursuivre leur route vers des horizons lointains, inaccessibles pour nous car nous ne faisons plus partie de leur vie, par la mort ou tout simplement par un éloignement volontaire.

J'ai aussi connu l'indifférence et l'injustice comme la plupart d'entre nous. Mais, en ce temps de la paix du coeur, de l'âme et de l'esprit qui doit unir les êtres, nous devons laisser toute la place à l'amour qui transcende les guerres des peuples et de pouvoir. Il y a de grandes guerres et de plus petites. Il faut choisir ses guerres et ses pouvoirs, ceux de l'amour, du pardon et du partage étant les plus importants. L'on se doit de conserver l'espoir qui nous anime par l'émerveillement toujours présent de cette période de l'année, si belle, si courte, si intense et malheureusement parfois, vécue dans l'indifférence au regard des marginaux et des mal-aimés.

Malgré la générosité, il y aura toujours les personnes que l'on qualifie de démunies dans une société performante et axée sur la réussite, peu en importe le prix à payer.

Des personnes démunies physiquement et intellectuellement, nous en croisons à tous les jours. Si l'on se donnait un geste d'amour, un geste en toute gratuité, un sourire, une tendresse, l'espace d'un instant, nos frères et soeurs qui n'ont malheureusement pas le bonheur de vivre notre harmonie réconfortante dans nos chaumières, nos repas gastronomiques, nos vins si fins et notre immense consommation jetable, ce serait un pur bonheur de voir apparaître et rayonner au plus profond de leurs yeux, l'espace d'un court instant, la reconnaissance de notre bonheur d'être aussi bien entouré et aimé.

Céline Tessier

Trois-Rivières

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