La langue française... et autres choses qui vont mal

Philippe Couillard... (Archives La Presse)

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Philippe Couillard

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Le Nouvelliste

Quand j'entends des membres du Parti libéral du Québec nous dire que ça va bien au Québec concernant la langue française, ça me rend malade.

Je demeure à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Dernièrement, j'ai reçu deux demandes de dons par la poste. Les deux demandes étaient uniquement en anglais.

La première demande provenait de la Montreal Heart Institute Foundation, à Montréal. La seconde provenait de la Canadian Red Cross, à Verdun.

Ça va tellement bien pour la langue française, chers membres du Parti libéral, que des institutions installées à Montréal font des demandes de dons uniquement en anglais. C'est fort à quel point la langue française se porte bien au Québec!

Lors du 16e Sommet de la Francophonie, à Madagascar, M. Couillard aurait déclaré - avant de se raviser - qu'il ne s'opposerait pas à la demande de l'Arabie saoudite de se joindre à l'organisation en tant que membre observateur.

Sans doute qu'en Arabie saoudite, il y a beaucoup de monde qui parle français... Tant qu'à niaiser, on pourrait inviter la Russie à faire une demande!

Quand je pense que ce gouvernement-là doit promouvoir et défendre notre langue, je suis inquiet.

Mais il n'y a pas que dans le domaine de la langue française que ça va mal. À l'assurance-automobile, des gens peuvent passer des examens à visage couvert.

Au sujet de la justice, il y a des procès qui traînent en longueur, des motards qui ont plaidé coupables sont remis en liberté. Il y a des coupes sauvages dans plusieurs ministères. Il y a des problèmes avec le financement au Parti libéral du Québec.

Il y a des scandales au ministère des Transports. Il y a eu la vente de Rona, pour laquelle pas grand-monde savait ce qui se passait, selon les libéraux. Il y a eu l'aide financière à Bombardier qui a été suivie par une annonce de 7500 postes coupés. Il y a eu la vente de bâtiments par la SIQ pour enrichir des amis ou collecteurs de fonds libéraux.

Ajoutons à cela le fait que la vérificatrice générale du Québec trouve qu'il n'y a pas beaucoup de recommandations mises en place à la suite de la commission Charbonneau.

Une autre farce est celle du vol de documents au parti de François Legault. Un membre de la CAQ a photocopié des documents appartenant au parti. Par hasard, celui qui a photocopié les documents se retrouve ensuite au cabinet du premier ministre. Puis finalement, celui-ci est congédié. Par hasard...

Nous avons eu droit à deux commissions - Bastarache et Charbonneau - qui ont coûté une fortune. Lors de la commission, on pouvait voir et entendre des participants qui se sont parjurés. Des personnes qui n'étaient pas au courant, qui ne savaient pas, qui retrouvaient la mémoire...

Moi, à la prochaine élection, si j'étais ministre ou député libéral, je ne serais pas inquiet. Il y a toujours des personnes qui vont voter libéral...

Claude Barette

Sainte-Geneviève-de-Batiscan

 

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