Un appel au discernement

Frédérick Gingras s'était lancé dans un délire sanglant... (La Presse)

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Frédérick Gingras s'était lancé dans un délire sanglant qui a fait deux morts et un blessé à Montréal le 3 décembre dernier.

La Presse

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Le Nouvelliste

L'auteur, Stéphan Moïse, est intervenant social. Il s'exprime ici au nom de l'équipe du Phénix ECJ, entraide et centre de jour, territoire du Centre-Mauricie et Mékinac.

On ne peut nier la gravité des conséquences des gestes posés le 3 décembre dernier à Montréal par Frédérick Gingras, alors qu'il tuait deux personnes et en blessait deux autres.

Comme l'ont rapporté les médias, M. Gingras avait des antécédents criminels sérieux, souffrirait de schizophrénie pour laquelle il doit prendre une médication, et est toxicomane.

Pour nous il ne s'agit pas ici de commenter le détail de cette affaire; le Dr Gilles Chamberland de l'Institut Pinel s'en est acquitté avec justesse. Idem quant au libellé de la loi P-38 sur la dangerosité en santé mentale.

Nous pensons davantage aux personnes atteintes de maladie mentale dont notre organisme a la mission de soutenir au quotidien.

Le spectre des troubles mentaux est large et comme l'indique une étude d'Anne Crocker de l'Université McGill, 3 % des crimes violents commis dans la société sont le fait de personnes qui en souffrent.

De toute évidence M. Gingras fait partie de ce 3 % qui commet l'irréparable. 

Toutes les personnes schizophrènes qui sont en arrêt de médication ne sont pas violentes et ne sont pas toxicomanes. Les psychoses, qui sont des pertes de contact avec la réalité, prennent diverses formes.

Nous offrons nos condoléances aux familles et aux proches de Chantal Cyr et James Jardin,  victimes de cette tragédie. 

Nous pensons également à la mère de l'accusé, qui avait lancé l'alerte.

Le but de notre lettre est simplement d'en appeler au discernement de tous, commentateurs et lecteurs, de garder à l'esprit les effets délétères de la stigmatisation envers les gens aux prises avec la maladie mentale et qui, en dépit de leur état, ne constituent en général pas de menace à la sécurité publique.

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