Téléthon et laïcité

Le téléthon du Noël du Pauvre.... (S)

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Le téléthon du Noël du Pauvre.

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Le Nouvelliste

En 1958, c'est un prêtre, l'abbé Gilles Boulet, qui fonda le téléthon du Noël du Pauvre et l'anima pendant plusieurs années.

Un autre prêtre, l'abbé Roland Leclerc, l'anima à son tour pendant quelques années. Notre 58e téléthon ne s'est pas déroulé sous le haut patronage des autorités religieuses. Aux coins des rues, la bande des «quêteuses» et des «quêteurs» n'avait rien d'ecclésiastique. À la salle Thompson, ni liturgie, ni prière. Plutôt des signes de joie que des signes de croix.

Faudrait-il en conclure que le téléthon est devenu un événement laïque, au sens de dépouillé de tout caractère religieux?

Tout au contraire. Sans forcer la note. Loin de toute récupération. Il me semble que, même si aucun des milliers de bénévoles n'y pense, un tel événement réalise concrètement une page majeure de l'Évangile.

Nourrir l'affamé, faire boire l'assoiffé, vêtir le démuni, réconforter le malade, l'isolé, le prisonnier. Voilà les objectifs de notre téléthon. Ces objectifs correspondent à la lettre à l'esprit de ce texte de l'Évangile:

«J'ai eu faim et vous m'avez nourri, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais nu et vous m'avez vêtu, malade, et vous m'avez visité.»

Les disciples répondirent à Jésus: «Quand est-ce a-t-on fait cela pour toi?»

Jésus répondit: «Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, vous me l'avez fait à moi.»

Ces paroles s'adressent à tous ceux et celles qui, vendredi, avaient le coeur sur la main. En écoutant leur coeur, ils ont réalisé l'essentiel de l'Évangile. Tout le reste est important, mais secondaire.

Jean Panneton, prêtre

Trois-Rivières

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