On n'est pas riche à Trois-Rivières...

Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Pas riche sauf en silence. Il y a beaucoup à comprendre du silence de la population trifluvienne. Plus ou moins 70 % est occupé à temps plein à essayer de trouver comment faire entrer de l'argent. Uniquement pour se donner une raison de vivre plutôt que de mourir dans l'indifférence.

L'indifférence, c'est le fameux «ça me dérange pas» à propos d'Yves Lévesque, des députés à Québec ou Ottawa, des corporations municipales qui coûtent un bras et demi sans rien nous rapporter, des Hell's Angels qui sortent par niaiserie gouvernementale, de Couillard et cie (rarement vu «et cie» refléter autant une bien mauvaise réalité).

La liste est tellement trop longue pour un article d'opinion dans Le Nouvelliste.

À Trois-Rivières, on achète des prix. On ne gagne rien, donc on gratte où on peut. C'est plus que normal me semble.

Mais, comment peut-on trouver normal de ne pas trouver des Trifluviens parmi les dirigeants-cadres-portes-et-chassis des grandes institutions. Le maire n'est pas Trifluvien mais né à Québec en 1957 et transplanté à Trois-Rivières en 1984. Oui, oui, je saisis qu'il est Trifluvien de coeur, mais là n'est pas le propos.

Le cégep n'est dirigé par aucun trifluvien. Ni même quelqu'un issu de l'intérieur du cégep depuis l'autre siècle. Beau témoignage de la confiance mise dans la formation donnée au cégep. Soit dit en passant, on n'y engage plus d'anciens étudiants devenus professionnels dans leur orientation depuis longtemps. C'est même devenu un secret de Polichinelle ou un running gag si vous préférez.

L'Université, devenue depuis la maternelle d'intrigues pour gens instruits, n'a pas, elle non plus de dirigeants issus de Trois-Rivières. On va chercher les recteurs ailleurs. Exception faite de M. McMahon de Nicolet, qui y a étudié la comptabilité puis enseigné avant de devenir vice-recteur. La preuve de courage reste à faire. On a même vu un vice-recteur (Gilles Charland) ne pas détenir de diplôme post-secondaire. Faut le faire... uniquement à Trois-Rivières!

Là aussi la liste est longue. Et le monde s'en fout. Sont silencieux les Trifluviens de naissance et d'appartenance. Pourtant, personne ne crie «ta yeule» aux Trifluviens. Mais, on est de même.

Quand vous prenez le maire et ses corporations vous pouvez prendre les contrats qui viennent avec. Tous ces contrats mis ensemble font vivre plus ou moins trois Trifluviens sur dix. C'est une des autres fameusités de 30 %. Couillard et cie nous entubent (duper) avec l'appui de 30 % de la population. Yves Lévesque et cie font pareil. Et, on s'en fout. «Parce qu'on est en 2016 chôze». On est passé à un autre dossier. Ou à un autre oreiller.

Alors, quand dans le journal on sollicite une candidature à la mairie conte le dieu-béni qui fait tant de bien à si peu de monde, on est forcé de constater que «ben non y en n'aura pas de candidat». Ça prendrait quelqu'un de connu. Il n'y en a plus. Sont partis ailleurs à défaut de pouvoir faire leurs preuves chez nous.

Il nous reste quoi? Espoir, silence et indifférence. Vraiment cute!

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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