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L'UQTR a dit non au projet de formation d'une équipe de football.

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Le Nouvelliste

Ceux qui souhaitaient ardemment qu'on se taise vont être servis. Voici le dernier message que nous livrerons dans cette saga de la relance de l'équipe de football des Patriotes de l'UQTR.

Depuis 2011, nous, anciens diplômés de l'UQTR, gens de la communauté, spécialistes de football, hommes d'affaires et investisseurs de renom, nous nous sommes regroupés, avons pris des engagements financiers et avons investi temps et énergies à la venue d'une équipe de football à l'UQTR.

En se comparant aux autres universités francophones du Québec (Laval, 15 % du budget de fonctionnement provient des coffres de l'établissement, Montréal 50 %, Sherbrooke 15 %) l'effort financier demandé à l'UQTR, figurait parmi les plus faibles, soit 0 %.

Toutefois, nous nous sommes aperçus d'une rencontre à l'autre que nos budgets réformés, améliorés ne satisfaisaient jamais la partie d'en face. Il aurait fallu déposer un chèque certifié de 5 millions $ en laissant à l'UQTR le plein pouvoir de le dépenser à sa guise pour que simplement, la discussion puisse se poursuivre.

Jamais, de la part de la direction, il n'a été admis qu'il y aurait des bénéfices comptables par la venue d'une centaine d'étudiants qui sans le football, prendraient le chemin d'une autre université. Mais l'heure n'est plus aux chiffres. Nous emprunterons plutôt le chemin des émotions.

Nous sommes aujourd'hui, des personnes indignées, blessées, amèrement déçues de la tournure des événements. Venions-nous à l'UQTR avec ce projet dans le but de diviser les forces, de semer la discorde? Elle existait déjà. C'était bien l'inverse que nous voulions accomplir.

Plutôt que de défrayer la chronique judiciaire du Nouvelliste, humblement, nous pensions qu'il était plus sage d'enrichir les pages sportives de ce quotidien. Nous n'étions pas des fauteurs de troubles, des agités pour ne pas dire des agitateurs, des égoïstes tournés vers leur seul projet.

Avec candeur et honnêteté, nous étions convaincus que ce projet était porteur de nombreuses retombées positives pour l'UQTR et qu'il ne nuirait en rien aux autres équipes sportives. Sur ce dernier point, c'était malhonnête de la part de nos détracteurs d'affirmer l'inverse et de colporter pareille fausseté.

Durant les cinq années qu'a duré cette aventure, nous avons tout de même établi un record même si l'équipe n'a jamais vu le jour. Nous avons fini par raconter notre histoire, non pas à un, ni à deux, mais à trois recteurs différents.

S'il y avait bien un gouvernail au sein de l'établissement, force est de constater qu'il n'y avait pas de véritable capitaine pour mettre les mains dessus. Dans ce contexte, qui peut être un meneur, un rassembleur capable de s'installer dans la fonction et d'établir une vision commune? À la place, on a eu droit à des êtres timorés, incapables de porter le dossier, de contredire ou de convaincre les acteurs du milieu.

Enfin, on peut bien nous laisser croire que c'est une situation budgétaire difficile qui est à l'origine de ce refus. Vingt ans plus tôt, en 1996 à la même date ou presque, l'UQTR avait dit non à une relance du football. Les arguments étaient les mêmes: difficultés financières sans savoir comment le personnel allait réagir.

Se peut-il que l'UQTR souffre d'un mal chronique? Ou ce symptôme budgétaire ne cache-t-il pas un malaise plus profond? Oui, malaise plus profond parce que l'UQTR ressemble à un navire qui navigue sans carte ni compas, sans devenir collectif et sans appartenance au milieu avec un climat institutionnel où la méfiance et la vengeance semblent les piliers.

Dans toute cette épopée, nous sentons que nous avons été trahis, floués par des gens qui ne cherchaient qu'à gagner du temps, manipulés quand ce n'était pas contredits par de fausses vérités.

Pour nous, citoyens engagés de Trois-Rivières, anciens de l'UQTR et pionniers de la première heure, cette façon de faire s'apparente à un manque de respect. Nous ne pouvons et ne pourrons l'interpréter autrement, et ce, pour un bon moment.

Pierre Richard

Pierre Poirier

Michel Trépanier

Trois-Rivières

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