Des faussetés sur le rocher de Grand-Mère?

Le rocher de Grand-Mère.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le rocher de Grand-Mère.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Il y a quelques mois on m'a demandé de prononcer une conférence sur le rocher et le pont de Grand-Mère.

Comme j'ai beaucoup de photos exclusives sur les sujets en question, j'ai accepté. Je suis allé prendre des photos des travaux de restauration du rocher. Quand les panneaux touristiques on été installés, j'ai lu attentivement les détails historiques pour m'apercevoir qu'ils sont remplis d'erreurs.

Le rocher aurait 995 millions d'années, pourquoi pas un lundi soir, tant qu'à faire.

Il faut savoir que les pierres qui composent le rocher font partie de la période géologique du précambrien, soit de 600 millions d'années à 4,5 milliards d'années. Vous allez comprendre qu'à 995 millions d'années, on tient compte d'une variation de temps de plus ou moins 100 millions d'années. 

Il est mentionné que le rocher est composé de granite qui est une pierre cristalline.

Il est évident que l'on n'a jamais consulté le rapport géologique des Basses-Terres du Saint-Laurent, émis par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec. Si on avait consulté le document du ministère, on aurait écrit que les pierres du rocher sont des pierres sédimentaires (gneiss) et non cristallines.

Le rocher a été numéroté et sauté à la dynamite par la suite, selon François St-Onge, au service des communications de la ville. Je ne comprends pas comment on fait pour trouver les morceaux? J'ai des photos originales historiques qui nous montrent les grues démontant le rocher le 7 octobre 1913 et le 10 octobre 1913, où le rocher est défait presque à moitié. Et pourtant les renseignements indiquent qu'il a été défait en 1914.

On mentionne une légende amérindienne. J'ai appelé le responsable de la culture atikamekw; il a ri et m'a dit: «c'est une légende inventée par les blancs». 

Imaginez-vous que je rencontre le grand boss (par hasard) de la Corporation culturelle de Shawinigan. Je lui demande si le patrimoine de Shawinigan relevait de lui. Bryan (Perro) me répond par l'affirmative.

Je lui mentionne les erreurs sur les panneaux et du même coup, je lui dis que je suis allé voir le rocher une semaine après l'inauguration et je suis descendu du rocher couvert d'une sorte de crème blanche. C'est la dernière couche de mortier ou un autre produit qui n'était pas sèche.

La réponse de ce grand homme de culture a été: «Ta réputation est faite, tu ne trouves jamais rien de correct», tout en refusant d'entendre les preuves et disant «je ne connais pas ça»... et il continua son chemin.

C'est une belle histoire, n'est-ce pas?

Yvon Leclerc

Chercheur indépendant

Notre-Dame-du-Mont-Carmel

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