«Eau secours» pour la Palestine!

Le drapeau palestinien sera dressé aux côtés des 193... (AP, Seth Wenig)

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Le drapeau palestinien sera dressé aux côtés des 193 bannières des États membres de l'ONU et de celle du Vatican qui, comme la Palestine, a un statut d'État non membre.

AP, Seth Wenig

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Le Nouvelliste

Il y a 69 ans, l'Organisation des Nations Unies adoptait la résolution 181 sur le partage de la Palestine, prévoyant la création de deux États, l'un juif et l'autre arabe. Israël a été créé en 1948, mais l'État palestinien n'a jamais pu voir le jour. Le 29 novembre de chaque année, les Nations Unies nous rappellent que rien n'est réglé pour les Palestiniens; ils sont privés du droit à l'autodétermination, à l'indépendance et à la souveraineté nationale et les réfugiés empêchés de retourner dans leurs foyers et de récupérer leurs biens.

L'un des aspects les plus inhumains de l'occupation des territoires est le contrôle qu'exerce Israël sur tout le système de l'eau, un bien de première nécessité. La Jordanie, Israël, la Syrie, le Liban et les territoires palestiniens se partagent les eaux du fleuve Jourdain; mais les Israéliens accaparent 75 % de ses eaux avant qu'elles n'atteignent la Cisjordanie, la détournant par un canal pour irriguer leurs terres. Jusqu'en 1967, les Palestiniens utilisaient l'eau de leur unique fleuve à travers 140 stations de pompage qui ont été détruites ou confisquées par Israël. Depuis lors, ils n'ont plus accès au bassin du Jourdain: une bande de trois kilomètres de large est militarisée et en empêche l'accès.

L'eau est rationnée de façon drastique, les puits et les canalisations d'eau ou d'égouts sont détruits par l'armée israélienne ou par les colons juifs qui détournent l'eau à leur profit. Il est frappant de voir les colonies juives illégales entourées de jardins abondamment arrosés, dotées de belles piscines et, tout à côté, des villages palestiniens séparés par un mur de béton, cantonnés dans des terres semi désertiques et rocailleuses. Le contingentement de l'eau par Israël rend tout développement impossible et met en danger la survie et la santé du peuple palestinien.

Les gens sont désespérés; l'eau est acheminée aux villages quelques heures par semaine. Israël distribue l'eau dans les territoires de façon arbitraire et injuste. Près de 200 000 personnes sont condamnées à recueillir l'eau de pluie dans des citernes ou à puiser dans des sources de plus en plus polluées ou à acheter de l'eau aux Israéliens à un prix exorbitant.

La politique israélienne, en privilégiant l'approvisionnement des colonies juives, distingue deux populations dans les territoires occupés: les Palestiniens et les colons juifs. Ils placent la population palestinienne en position d'infériorité avec un statut de colonisés. Cette politique d'apartheid et de discrimination doit être dénoncée et combattue. L'accès à l'eau est un besoin essentiel et un droit inaliénable; le nier constitue un crime contre l'humanité.

Claude Lacaille

Trois-Rivières

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